Le Laos à vélo: Enfin de la montagne!

VIENTIANE-BOTEN: Du 12/02/17 au 08/03/17

Une semaine à Vientiane

Nous entrons au Laos à moins de 20 km de sa capitale, Vientiane. Autant vous dire qu’il est difficile de se faire un avis sur le pays quand on y entre par une grande ville. Quoique Vientiane est plutôt calme, 210 000 habitants et un centre avec quelques monuments à découvrir. 

Vientiane, nous y passerons quelques jours afin de nous rendre à l’ambassade de Chine pour l’obtention de nos visas. Nous avons donc pris quelques heures pour préparer nos faux papiers, comme lettres d’employeurs, réservations d’hôtels, itinéraire… Nous aurons aussi monnayé un faux billet de bus dans une agence des plus touristiques ! C’est la boule au ventre et à 7 heures du mat’ qu’on arrive devant l’ambassade, ouverture prévue à 9 heures, on devrait être les premiers ! Mais nos indics étaient passés à Bangkok et non à Vientiane, bien moins courue pour les demandes de visas ! Donc ouverture à 9 heures, en moins de 2 minutes, nos faux papiers deviennent officiels, 5 jours à attendre pour obtenir nos précieux sésames.

IMG_0191

Les fameux visas!

En attendant nous nous sommes installés dans un hôtel Chinois, dans un quartier Chinois, histoire de se mettre dans le bain ! Cette semaine nous a permis de rencontrer d’autres voyageurs à vélo, avec qui nous avons partagé plusieurs repas, très sympa ! D’ailleurs, Bastien a savouré sa première Leffe depuis 2 ans, merci Patrice, une vraie bière c’est hors budget pour nous !

Un peu d’histoire

Il est temps de remonter en selle, il nous reste 3 semaines sur notre visa pour explorer le Laos. Ce pays a une triste histoire, dû aux bombardements lors de la guerre du Vietnam, ce qui explique sûrement pourquoi nous voyons très peu de personnes qui ont passé la quarantaine. Le Laos a été le pays le plus bombardé au monde. 20 000 personnes ont été tuées depuis la fin de la guerre, surtout des agriculteurs et des enfants. Aujourd’hui encore, 1 personne meurt chaque jour dans le pays, à cause de mine ou de bombe (1 sur 4 n’aurait pas encore explosé).

On nous avait vanté le calme et le goudron de la route 13, la principale du pays. Nous avons donc opté pour de petites pistes en gravel, à travers les montagnes, durant 300km. Beaucoup de dénivelé, piste en mauvais état, à tel point que l’on a dû attendre près de 2 heures pour qu’ils déblaient un semblant de passage vertigineux accroché sur un versant de montagne. Les pelleteuses travaillent à 100 mètres au-dessus de nous, les rochers dévalent la pente, nous courons maladroitement en poussant Théolou tant bien que mal dans les cailloux, tandis que les Lao, pas plus rassurés que nous, courent à toute allure, scooter d’un côté et enfants de l’autre… Du jamais vu même dans les Andes Péruviennes (Le Pérou c’est par ici!)

IMG_0346

Encore de la piste…

IMG_0322

Toujours dans la poussière

Les petits villages que nous croisons sur notre route nous surprennent par leur pauvreté. Des cabanes brinquebalantes, accrochées au bord de la route, sans fenêtre, recouvertes d’une poussière polluée s’étendent à flanc de montagne. Un nombre incroyable d’enfants nous font des « Sabaidee » (Bonjour) de la main, tandis que leurs pères sortent pêcher ou chasser, mais malheureusement, uniquement des rats et souris la plupart du temps…

Du chien et du Khao Niao!

La route nous apporte toujours son lot de surprises authentiques et inattendues, bien mieux que de payer l’entrée d’un site touristique ou tout le monde parle Anglais…  Nous avons avalé du Khao Niao (riz gluant) avec des ouvriers, le but est d’en faire une boule la plus compacte possible, avec les mains, dans une gamelle pour 10, autant vous dire que ce n’est pas du riz blanc ! Les militaires nous auront offert des cigarettes, ou encore un routier nous aura invités à partager une patte de chien et un reste de riz sous le camion, on va pas non plus rester en plein soleil !

IMG_0385

Des villages tous ressemblants

A la nuit tombée, nous faisons la queue comme tout le monde pour prendre la douche. Un virage, un bout de bambou, de l’eau qui coule, c’est parti pour la douche, un groupe d’ados, un groupe d’enfants, un groupe de femmes, après c’est à nous ! Et enfin nous cherchons une cabane, 3 bambous et quelques feuilles en guise de toit, plantée au-dessus des rizières, les seuls endroits plats pour poser la tente le temps d’une nuit.

Le Laos est paraît-il le pays le plus sauvage et le moins peuplé d’Asie du Sud-Est mais ce n’est quand même pas l’Alaska ! Nous y avons trouvé des montagnes mais toujours cette chaleur horrible et écrasante que Bastien a difficilement supporté ces 4 derniers mois. L’Asie du Sud-Est est sans doute un paradis, mais en tous cas pas le nôtre… Nous rêvons de retrouver de grands espaces, de grandes montagnes, les plateaux Tibétains nous tendent les bras…

Plus de photos du Laos ici

Et en avant-première la vidéo de la Birmanie, Cliquez vite!

IMG_0421

Les jolies montagnes n’ont jamais été aussi près…

 

La Birmanie à vélo: Une superbe découverte

MAE SOT (THAÏLANDE)-VIENTIANE (LAOS): Du 29/01/17 au 16/02/17

 

img_0090

Un groupe de Birmans, adorables

 

Attention: dentiste!

Mae Sot, petite ville située en Thaïlande à moins de 5km de la frontière du Myanmar, n’est pas vraiment un endroit de rêves, mais ça tombe bien, nous on voyage dans la réalité et pas dans un décor de carte postale. Une dent de Bastien à soigner depuis 1 an déjà (trop cher aux USA, les roulettes à pédale du Cambodge, pas trop tenté non plus!) décide pour nous de s’arrêter ici. L’ambiance y est particulière. Les réfugiés Birmans vivent ici entassés dans des cabanes où les ordures s’accumulent sur le sol. Ils se nourrissent de leurs très maigre pêche réalisée dans l’égout principal de la ville. Les Thaïlandais vivent eux une vie paisible à base de tong et de hamac pendant qu’un va et vient de bus dirige les touristes vers les routes bien balisées qui mènent tout droit à Rangoun, Bagan, Inle…

img_0059

Le plus grand Bouddha couché de Birmanie

Le dentiste ici est plutôt classe: tongs, serre-tête avec oreilles de Mickey, ça aide à détendre les patients sûrement!! La qualité des soins y est tout de même irréprochable, on se sent encore une fois privilégiés de pouvoir accéder à de tels soins pour un prix qui paraît pour nous, dérisoire (4 RDV, double traitement canalaire d’une prémolaire, 3 radio, anesthésie, pour l’équivalent de 160€).

On prépare la suite…

Cet arrêt au stand nous fait prendre conscience qu’il nous faut organiser la suite de notre parcours, si nous voulons éviter d’être forcé de prendre un avion. L’Asie est plus compliquée que les Amériques. Il nous faut des visas, pas toujours simple à obtenir, se rendre dans des grandes villes et avoir des dates, en gros, tout ce que l’on déteste! Après un long casse-tête (chinois!), nous oublions la Mongolie (on la garde quand même dans un coin de notre tête…) pour se laisser le temps de pédaler en Chine et en Asie Centrale sur la fameuse Pamir Highway. La première étape sur cette légendaire route de la soie (que nous suivrons, mais certainement pas au millimètre près) sera Vientiane, capitale du Laos et la demande de Visas Chinois.

img_0153

Bastien et son amour pour les cartes

Le Myanmar entre 2 RDV

Pour découvrir ce pays militarisé et avoir une vision au plus près du quotidien de ses habitants, nous nous y prendrons comme d’habitude. Nous laissons les lieux touristiques aux touristes, et fonçons nous perdre sur la première piste qui s’offre à nous. Le problème, c’est qu’ici il est interdit de se perdre! Nous aurons le droit à d’innombrables contrôles policiers. A 17h, nous annonçons à un policier que nous allons à l’hôtel dans une grande ville situé à environ 100km de là, il a l’air d’y croire. Il prend tout de même sa mob pour nous escorter, heureusement il nous laisse tranquille dès que l’on sortira de son district. La nuit est tombée, nous arriverons quand même à bivouaquer.

img_0069

Traversée rustique d’un fleuve!

Le lendemain, alors que nous avons établi notre campement dans une palisse entre ronces, bamboos, branches et pierres, nous serons quand même vus par un paysan. Jusque là, pas de panique, quand vers Minuit, 2 militaires nous prennent en étau en remontant et descendant au lit de la rivière qui borde notre bivouac, arme en avant. A minuit, pas besoin de tout ça pour traquer 2 Français qui ont passé la journée sur leur vélo par 50°C. Après une longue discussion incompréhensible et frontale dans la tête, ils nous laisseront dormir, sympa mais on a tout de suite moins envie de faire dodo…

img_0252

Bivouac habituel dans une plantation d’hévéas

 

Le Myanmar est tout de même une merveilleuse découverte, nous avons l’impression d’avoir voyagé dans le temps. Les vêtements sont traditionnels, la plupart des travaux se fait à la mais et les quelques camions ou motoculteurs proviennent de la Chine des Années 1970. Ici, on roule à droite et le volant est aussi à droit, attention aux angles morts!

Les Birmans nous épatent d’autant plus par leur gentillesse, leur sourire éternel et par l’attention toute particulière qu’ils nous portent. Nous serons invités à partager leur repas à même la route et avec les mains s’il vous plaît ça sent l’influence Indienne, là! Le reste du temps, on nous offre du Bétel, feuille roulée de chaux et noix, parfois du tabac en plus, et des vertus coupe-faim et légèrement grisant sur le cerveau…

img_0085

Do et sa préparation de Bétel

Ce peuple nous aura marqué à jamais, mais nous devons les quitter bien trop rapidement pour finir de réparer la dent de Bastien.

Direction le Laos et Vientiane

La suite, plus sportive que cyclo nous fait traverser la Thaïlande Ouest/Est en direction de Vientiane, capitale du Laos pour y déposer notre demande de Visa Chinois. Déjà 4 jours que nous patientons et ce matin, le cadeau que nous attendions est arrivé: Notre visa pour la Chine! Encore 1 mois à se faire le mollet dans les montagnes du Laos puis la province du Yunnan et enfin les hauts plateaux Tibétains par le Sichuan… Encore de beaux kilomètres nous attendent!

 

img_0230

Cabane typique en bamboo et feuilles

 

 

img_0208

Village au Myanmar, un petit goût d’Inde dans les tenues des femmes

 

Plus de photos de la Birmanie par ici

Et enfin, vous l’attendiez tous, la vidéo de nos coups de pédale au Cambodge et en Thaïlande!

La Thaïlande à vélo: Chaleur, dénivelé et générosité

CHONG CHOM-MAE SOT : Du 03/01/17 au 28/01/17

Enfin la Thaïlande !

Nous espérons tout de ce pays, nous l’attendons maintenant avec impatience, mais elle se laisse désirer. Les derniers kilomètres de piste Cambodgienne se transforment en un sentier qui grimpe à plus de 15%. Dernier coup d’œil sur cette immense plaine fade et poussiéreuse, écrasée sous un soleil de plomb.

L’étape du visa, ou plutôt exemption de visa pour 30 jours se fait tout en douceur, quoiqu’il faut encore trouver le bon guichet. A notre gauche forcément, en 200 mètres, toutes les voitures changent de côté tant bien que mal dans un cafouillage sonore. Nous, la conduite à gauche, ça nous rappelle le Japon (l’article ici), donc que du bon !

img_0031

Très contents d’être ici!

La frontière nous apporte encore une fois son lot de surprises : les routes sont belles, les Thaïlandais adorables et très souriants, les bas-côtés sont bien plus propres, et le pays paraît vraiment développé. Nous ne pensions vraiment pas que tous les pays d’Asie du Sud-Est seraient si différents.

3

Attention: traversée d’éléphants et d’enfants!

Nos plans pour la Thaïlande sont de traverser le pays Est-Ouest depuis ici, Chong Chom à la région montagneuse de Kanchanaburi puis plein Nord pour rejoindre Mae Sot et la frontière Birmane. Les premiers kilomètres sont accueillants et chaleureux, pas par le nombre de voitures qui circulent, car là on a plutôt l’impression de se retrouver un weekend de 15 Août sur une Nationale, mais plutôt par l’accueil qu’on avait oublié. Tout le monde nous salue, sourie, lève le bras, nous dit un mot… Les policiers locaux que l’on retrouve environ tous les 5 km, pour faire des contrôles routiers, bavardent, bavardent beaucoup à tel point qu’il faut écourter les discussions si l’on veut espérer avancer un peu ! Les midis, c’est avec générosité qu’on nous accueille dans les restaurants le long des routes. Quand le plat est trop épicé, on nous offre des fruits, quand il ne l’est pas assez, c’est du piment qu’on nous offre !

img_0035

Un des policiers, adorable

Le culte Royal

Ici, on voue un véritable culte au roi Bhumibol, mort en Octobre, après 70 ans de règne. La plupart des Thaïlandais n’ont connu que lui, et ils lui rendent hommage en dressant des portraits devant chaque maison, bâtiment, à tous les coins de rue. Sa dépouille est visible à Bangkok pendant 1 an, durée du deuil national, et des milliers de citoyens se déplacent pour lui rendre un dernier hommage. Bref, nous regardons donc les différents clichés du Roi dans toute sa splendeur à longueur de journée.

Cependant, la monotonie des routes nous use. Nous enchaînons près de 1200 km en moins de 15 jours, rien de très passionnant à voir sur ces routes saturées de véhicules et de chaleur. Nous ne parlons plus, notre esprit vagabonde seul dans ses pensées. La découverte, l’effort, l’inconnu, sont autant de mots qui nous font avancer depuis 2 ans. Ces moments sont quand même bénéfiques pour nous, car c’est bel et bien une vie de nomade que nous menons, et non des vacances prolongées au soleil…

img_0127

Alexine, heureuse de ce cadeau offert sur la route

Va p’têtre falloir accélérer le pas, dans un mois il paraît que c’est l’été ! Ah bon, et les 40°C quotidien, c’est quoi alors ?! De toute façon, la région de Kanchanaburi est bien trop touristique. Impossible d’accéder à la moindre rivière pour espérer se laver, les hôtels ont envahi les berges et les marchés ne sont que touristiques, on peut même y acheter toute sorte d’insectes grillés, ce qui a l’air d’ailleurs bien plus convoité par les occidentaux que par les locaux.

Nous fonçons donc tête baissée, mais quand même le sourire et la main prête à se lever au premier Hello, à une moyenne de 100km par jour pour rejoindre Mae Sot.

img_0168

Temple Chinois de Mae Sot

img_0176

Marché nocturne de Mae Sot

Nous y improviserons une pause de quelques jours, pour y réparer une dent qu’on a failli ne pas ramener en France et organiser notre itinéraire vers l’Ouest et nos prochains visas…

Plus de photos de la Thaïlande par ici

Interview: Le quotidien de Baptiste à travers son combat

Tand’un Rêve a interviewé Baptiste, il a accepté de nous raconter son quotidien en toute franchise. Soutenez-le, soutenez Trans-Forme, parlez du don d’organe.

Tand’un Rêve: Bonjour Baptiste, commençons par une rapide présentation de toi.

Baptiste: J’ai 32 ans, je vis avec Jeanne depuis plus de 10 ans et j’ai une fille Louise de 3 ans 1/2. Je suis responsable APV dans une concession automobile. Je pratique le VTT pour mon plaisir de façon régulière.

TDR: Racontes-nous ton parcours médical.

Baptiste: Je suis né avec une malformation au niveau des reins.  J’ai dut subir une première opération à l’âge d’ 1 an pour me faire retirer un de mes reins qui ne fonctionnait pas, j’ai ensuite été suivi régulièrement mais la qualité de mon rein s’est progressivement dégradé et à l’âge de 26 ans, une greffe à du être envisagée. Cette transplantation à été possible grâce à ma maman qui m’a offert un de ses reins.

TDR: Déja greffé en 2010, pourquoi aujourd’hui es-tu dialysé et en attente de greffe?

Baptiste: Malheureusement les 5 années de greffe ont été pleine de rebondissements, j’ai notamment eu un virus puis un épisode de rejet qui ont endommagé le greffon et il a rapidement perdu de son efficacité. C’est pourquoi en 2015 j’ai du commencer les dialyses.

TDR: Quel type de dialyse pratiques-tu? Depuis quand? Et pourquoi ce choix?

Baptiste: La dialyse remplace artificiellement le rein et permet de « nettoyer  » le sang et d’éliminer le liquide bu tout au long de la journée  car en phase d’insuffisance rénale terminale j’urine très peu. J’utilise la dialyse péritonéale, c’est une méthode qui permet d’effectuer le traitement durant 8h chaque nuit. Cette solution permet d’être disponible en journée pour les activités quotidiennes, travail, activités, une vie normale quoi…

TDR: Pas trop compliqué de le pratiquer seul directement a la maison?

Baptiste: Il faut une formation dispensée à l’hôpital durant quelques semaines pour apprendre l’utilisation du matériel et surtout l’asepsie. Ensuite une fois à la maison le service de néphrologie est toujours joignable et disponible pour nous.

TDR: Suis-tu un régime alimentaire particulier, une hygiène de vie stricte?

Baptiste: Oui, le plus difficile étant la restriction hydrique car du fait que j élimine très peu dans les urines, je n’ai le droit de boire que 1 litre de liquide par jour. Cela inclus absolument tout du café à la soupe. Avant je buvais jusqu’à 4 litres par jour! Il faut aussi surveiller de très près les apports en potassium,  phosphore, protéine. Je suis régulièrement aidé par une nutritionniste. Et évidement zéro alcool.

TDR: Donc,  aujourd’hui, la seule contrainte est de se dialyser ou y a t’il d’autres problèmes qui en découlent?

Baptiste: Il y a aussi des œdèmes au niveau des jambes à  surveiller et surtout une grosse fatigue généralisée.

TDR: Après une greffe, quelles sont les contraintes? Suivi, traitement…?

Baptiste: Après une greffe les contraintes diminuent nettement, fini les dialyses, possibilité de remanger absolument de tout et boire beaucoup d’eau. La seule contrainte est le traitement antirejet qui est à prendre à heure fixe et aussi le suivi très régulier à l’hôpital avec des visites qui s’espacent au fil du temps.

TDR: Mais malgré tout ça, tu travailles tous les jours?

Baptiste: Et oui, tout les jours comme la plupart des gens! C’est important d’avoir une activité et de garder une vie sociale autre que la maladie. Je m’absente uniquement pour quelques RDV médicaux.

TDR: Niveau physique, comment gères-tu la vie quotidienne? Travail, famille…

Baptiste: J’ai une fille de 3 ans 1/2 alors il faut plutôt être en forme! Je puise mon énergie dans celle de ma fille. Son dynamisme m’aide à trouver les ressources en moi pour me donner  à fond à la maison et au travail. Et je dors aussi plus de 9h par nuit….

TDR: Comment se passe la vie de famille?

Baptiste: Notre vie de famille est plutôt classique. Nous avons réussi à intégrer ma maladie dans notre façon de fonctionner. Ma femme et ma fille sont très attentives à mon état de santé, ce sont mes premiers soutiens. Nous avons décidé de ne rien cacher à Louise et de lui expliquer avec des mots simples.

TDR: Peux-tu partir en weekend, en vacances?

Baptiste: Pour partir c’est un peu compliqué. Il y a beaucoup de matériel à emmener qui est très lourd et volumineux. Il faut toujours prévoir à l’avance où l’on part et qu’elles sont les conditions d’hygiène. Très difficile de voyager à l’étranger et camping impossible.

TDR: Te sens-tu vraiment à l’écart des autres?

Baptiste: Non je ne pense pas, je ne suis pas isolé, je travaille, j’ai une vie de famille, des amis. J’essaye au maximum de ne pas laisser la maladie prendre le pas sur ma vie privée.

TDR: Pratiques-tu une activité sportive? A quel rythme, fréquence?

Baptiste: Je fais des sorties VTT le weekend. J’ai vraiment le sentiment d’être comme tout le monde lorsque je pédale, il n’y a pas de différence avec les autres. J’aimerais bien pouvoir partir sur plusieurs jours.

TDR: Qu’est ce qu’on te souhaite pour 2017?

Baptiste: Un nouveau greffon bien sûr car 18 mois d’attente incertaine c’est très long. Et ensuite pouvoir aller pédaler avec vous!

 

baptiste-et-louise

Baptiste et sa fille Louise, prêts à partir en vadrouille!

 

Le Cambodge à vélo: Ce n’est pas de tout repos!

O’YADAV-OSMACH : Du 09/12/16 au 02/01/17

3 Janvier 2017, enfin une nationale, des voitures, des camions, ça roule vite et pas de bande sur le côté, les voitures nous frôlent, mais que ce pays est génial, notre moral remonte en flèche! Les gens sourient sans cesse, klaxonnent pour nous dire bonjour, lèvent le pouce… C’est la Thaïlande ! Pendant les premiers kilomètres, nous n’en revenons pas, on se demande si tout ça est bien pour nous. Mais, à 10 kilomètres d’ici, de l’autre côté de la frontière, c’est une toute autre histoire…

Nos premiers tours de roue dans la « jungle » Cambodgienne

Bienvenue au Cambodge, ou l’obtention du visa aura été la chose la plus facile de ce pays, un tampon sur le passeport et c’est parti pour 1 mois.

img_0171

Marché typique

Dès les premiers kilomètres, nous sentons la différence, au Vietnam, tout le monde roulait avec les mêmes scooters, ici, les amoureux de la vieille mécanique se font plaisir, tout est construit à base de moteur de motoculteur, on les retrouve aussi bien sur les voitures, les camions, les pompes d’irrigation, les bétonnières… Mais nous sommes surtout choqués par la saleté. Les Cambodgiens vivent dans leurs déchets, ils jettent toutes les canettes, autres plastiques, déchets végétaux, tout ce qui traîne en fait, devant leur maison… C’est vraiment sale mais surtout, ce qui n’arrange rien, c’est sûrement l’humidité et les 50°C ambiants, tout pourri en moins d’une journée. Enfin, ici l’éducation est très pauvre, l’école est soi-disant obligatoire de 6 à 14 ans, mais en réalité c’est très compliqué. Les écoles sont de vraies fourmilières, il y a autant d’enfants dedans, dehors, dessous, dessus, l’éducation y est pour nous impossible, d’ailleurs ils n’y apprennent qu’à compter et lire, un peu… Un système parallèle d’écoles privées s’est développé, mais malheureusement inabordable pour la plupart des Cambodgiens.

img_0539

Sortie de l’école vers 11h10 le matin

Pour la première nuit, nous tenterons notre chance dans un temple, tout le monde se marre, se moque de nous, mais en moins de 2 minutes ils nous acceptent, à première vue ça a l’air plus simple qu’au Vietnam. Plus simple, oui, mais pas reposant. Un haut-parleur crache une horrible musique grésillante jusqu’à 1 heure du mat’ pour reprendre à 4 heures… Entre temps, une dizaine de personnes s’installeront à 5 mètres de notre moustiquaire, un homme s’allongera quasiment à nos côtés ! Tout cela ne nous aurait pas tant fatigué, si Bastien n’avait pas dû se lever toutes les 2 minutes pour aller aux toilettes… Ceci sera le début de 10 longues journées ou la chaleur nous exténuera autant que la turista qui nous poursuit tous les 2.

Nous continuerons sous une chaleur étouffante, pas vraiment en grande forme.

L’accueil à la Cambodgienne…

Nous commençons à découvrir le Cambodge. « Les Hellooooo » nous sont hurlés dessus par tout le monde, homme, femme, enfant, chacun y va de bon cœur. Ça paraît amical les 5 premières minutes de chaque journée, après on sature. Quand on y répond, ils se moquent de nous très ouvertement, et quand on n’y répond pas, ils nous hurlent dessus 15 fois de suite… La partie la plus horrible sera sûrement les 200 km le long du Mékong. Imaginez-vous : une ligne droite, des maisons de chaque côté de la route, à touche-touche, entre 5 à 10 personnes qui attendent que le temps passe devant leur maison, ce qui fait environ 20 Hello par maison, sachant qu’on en voit 50 à la minute, on vous laisse calculer en fin de journée. Bastien explique à tous ceux qui s’approchent à moins de 2 mètres de nous qu’ils commencent sérieusement à nous gonfler, et en Français s’il vous plait ! On pédale tête baissée, on ne regarde plus personne, on n’apprécie plus rien, on ose même plus demander de l’eau, on préfère filtrer dans les mares qui de toute façon sont aussi sales que l’eau de leurs puits.

img_0448

Boucher local… 50°C, pas de frigo, on espère que tout sera vendu ce soir!

En fait, ils ne connaissent toujours pas la traduction du « Hello », ici personne ne se dit Bonjour, merci ni se sourit.  Ça veut plutôt dire « touriiiste », et nous avons vraiment l’impression d’être au milieu d’un zoo géant, le problème c’est que nous ne sommes pas du bon côté du grillage. A méditer pour toutes les fois où nous sommes tous, à regarder à travers le grillage…

Et ça continue, à chaque fois qu’on ouvre la bouche, en Français, en Cambodgien, ou en Anglais, tout le monde se fout de notre g……

Quand vient le moment de payer, c’est toujours la même histoire, le prix n’est jamais le même, l’arnaque coule de source, il faut discuter, s’énerver, crier pendant une demi-heure pour payer un prix qui nous semble correct.

Des pistes, de la poussière, enfin de quoi se régaler…

Heureusement que le Cambodge est truffé de pistes d’argile rouge, moins peuplées. Manger de la poussière, c’est le seul intérêt que nous avons trouvé dans ce pays. La plupart viennent ici uniquement pour les temples d’Angkor, on imagine que Siem Reap et les temples ne ressemblent en rien à ce que l’on a pu voir du Cambodge, et peut-être même que là-bas on y fête Noël.

img_0439

2 kilos de plus dans chaque pied!

A travers un nuage de poussière, nous aurons quand même aperçu les ruines de l’un des nombreux temples pré-angkorien qui jonchent la région. Ce qui nous aura donné l’envie de découvrir le superbe temple Beoung Mealea, ruines recouvertes pas la végétation.

img_0528

Beoung Mealea, comme un air d’Indiana Jones…

Après l’avoir rallié par un chemin que nous avions repéré sur une carte, mais impossible à retrouver sur d’autres. Sur le terrain, ça ressemblait bien à un début de chemin, qui s’est vite recouvert par la végétation, puis en marécage sans réel sentier. 60 km qui nous ont pris 3 jours, la seule eau à boire que nous avons trouvé était croupie dans des mares de boue. C’est d’ailleurs un de ces soirs, alors que Bastien est allongé dans la poussière par 50°C en train de vomir, comme tous les après-midi depuis 1 semaine, qu’il entend Alexine qui patauge dans la vase en essayant de se laver un minimum. Ce n’est pas ce soir qu’elle aura réussi à se décrasser, cette mare est infectée de sangsues, pas de douche et seulement 2 litres d’eau chaude chargée en terre pour le repas. Celle-ci on va sûrement la faire bouillir !

img_0386

Ruines recouvertes par la végétation

Une expérience est toujours bonne à vivre

En résumé, les Cambodgiens nous aurons mené la vie dure, quoique qu’ils auront été plus agréables sur la partie Ouest. On imagine que le fait d’être malades, la chaleur, le manque d’eau, ne  nous aura pas aidé à apprécier ce pays. C’était une expérience, inoubliable comme toutes les autres, que l’on n’oubliera pas, et qui nous donne encore plus d’énergie pour continuer à voyager.

Depuis le début de l’Asie, nous arrivons toujours à communiquer malgré des langues et des alphabets différents, que cela soit un sourire, un regard, un dessin, une poignée de main, il y  a toujours une émotion, un sentiment qui se créée. Ici c’est très compliqué, pas de regard, pas de sourire, autant vous dire que le dessin on a oublié depuis longtemps ! Notre seule rencontre ici sera une équipe de flics complètement bourrés, c’est bien connu, avec un peu d’alcool on est tous potes…

En tous cas, nous sommes contents de découvrir les différences entre tous les pays d’Asie du Sud-Est, qu’on mettait un peu dans un même panier. Aujourd’hui, nous sommes en Thaïlande, et les Thaïlandais ont retrouvé notre sourire bien planqué au fond des sacoches, entre polaire, bonnet et doudoune !

img_0325

Bâtiment municipal au bord d’un marais

Plus de photos du Cambodge par ici

En bonus, on vous partage notre cadeau de Noël…

Ah oui, on allait presque oublier! Nous vous souhaitons à TOUS une excellente année, et quelque soient vos projets, foncez, on ne regrette que ce que l’on a pas osé faire…

Le Vietnam à vélo: Le pays où planter sa tente relève d’un vrai défi!

HO CHI MINH-LE TANH (VIETNAM): 24/11/16 au 08/12/16

Attention les oreilles!

1 semaine entière malades à notre arrivée au Cambodge, c’est pas cool, mais ça laisse le temps de vous écrire notre dernier article sur le Vietnam. Alors installez-vous confortablement et ouvrez grand vos yeux, ou plutôt vos oreilles!

Et oui, la première chose qui nous a frappé (et fatigué!) lors de nos 1 000km dans la partie Sud du Vietnam, c’est le bruit et surtout les klaxons! Ici, pour doubler ou juste avancer, les camions et rares voitures s’endorment sur leurs klaxons, sans pour autant freiner, sur les grandes routes comme dans les villages. Autant vous dire que tous les scooters se poussent docilement sur le côté, en klaxonnant quand même, sinon ce serait pas drôle! Bref, très dangereux et notre capacité auditive a perdu quelque peu de ses facultés!

Ho Chi Minh. L’immense ville nous assomme dès l’arrivée et le remontage du vélo à l’aéroport, de part sa chaleur et sa population très dense. Nous nous faufilons dans le balai des milliers de scooters qui peuplent la ville, on se croirait à chaque feu rouge sur la ligne de départ des 24 heures du Mans. Nous regardons avec de grand yeux des familles à 4 ou 5 sur un scooter, d’autres transportant des poules ou encore des centaines de poissons rouges dans des sachets en plastique… Eux nous regardent avec des yeux encore plus grand ouverts, bon question de culture sûrement! En tous cas, on est bien loin de l’ambiance calme et tranquille du Japon!

img_0277

On pouvait pas en faire rentrer plus dans le traversier!

Pour s’imprégner de la culture, on dormira chez une hôte Warmshowers (hôte pour cyclistes), on repartira avec du stollen et de la choucroute, c’est pas ici qu’on aura découvert le Vietnam! Après cette première nuit avec clim et vin rouge, les autres nuits ne seront pas de tout repos…

img_0386

Maisons sur l’eau

La galère des nuits…

Les journées sur le vélo sont vraiment fatigantes ici, entre la chaleur et le bruit incessant. On attend donc le soir avec impatience, mais les nuits ne sont pas plus reposantes…

Le pays est tellement peuplé qu’il relève du défi de bivouaquer, on en viendrait presque à regretter l’Alaska et sa nature omniprésente. Sur les 800 premiers kilomètres pédalés au Vietnam, pas 1 seul kilomètre ne nous a offert du calme et il y a toujours un Vietnamien qui se cache quelque part… Pour les nuits, on a donc choisi de demander l’hospitalité dans les lieux « publics ».

Mais ça n’a pas été des plus simples, le Vietnam est un pays communiste, donc qui refuse l’accueil des étrangers. Mais tous les touristes ne vont pas à l’hôtel. On vous raconte quelques anecdotes:

img_0374

Back to school

Première nuit: On tente notre chance dans un temple bouddhiste, pas de bol, que des femmes, Bastien se fera refouler. Rebelote dans un autre temple, on attend 45 bonnes minutes avant qu’un moine arrive, 45 autres avant de passer le portail et dans l’heure d’après (avec la douche entre temps) nous comprendrons que nous ne sommes pas les bienvenus, la police refuse catégoriquement notre hébergement et nous somme d’aller à l’hôtel. Pas question! On squattera finalement le chapiteau d’un mariage qui aura lieu le lendemain.

Deuxième nuit: Nous sommes gentiment accueillis dans une école, on dort depuis une bonne heure, quand on est réveillés par une présence humaine. Un gars vient de garer son scooter à 10 centimètres de la moustiquaire et nous observe, sûrement depuis un bon moment!

Troisième nuit: Toujours dans une école, cette fois dans une salle de classe qu’un prof nous a mis à disposition, on peut enfin dormir. 2 gars débarquent « Oh, mais qu’elle est bizarre cette tente, vas-y que j’allume la lumière pour mieux voir, mais ils sont super ces arceaux, c’est de l’alu?! » Imaginez-nous sous la tente…

Quatrième nuit: Ce soir, on va à l’église. Un prêtre nous accueille en Anglais, le top! 2 bonnes heures plus tard, toujours cette hantise de la police qui revient, on doit partir. Entre temps, les enfants qui sortent du catéchisme nous chantent une chanson magnifique, et un ado, Thang, passionné de France et parlant d’un Anglais remarquable nous invite chez lui. Nous goûterons à la culture et surtout à la cuisine Vietnamienne avec sa famille passerons une soirée mémorable…

img_0431

Thang et sa famille

Cinquième nuit: Le paradoxe ce soir-là c’est qu’on trouvera refuge dans un bâtiment du parti communiste! Ok, le gars qui nous a accueilli était totalement bourré, mais au final c’est sûrement la soirée où on a mis le moins de temps à se faire comprendre, et en plus avec le sourire jusqu’aux oreilles!

On ne va pas vous les raconter toutes, mais pourtant elles ont toutes leur lot d’anecdotes! Au final, malgré tout, on a réussi à dormir chaque nuit de cette façon, mais on y a laissé quelques forces. Journées épuisantes et quand vient l’heure de se poser le soir, ça prend toujours un long moment, et on ne sait jamais comment ça va se passer, au moins, ça permet de vraiment rencontrer les locaux!

La course à la frontière!

Après 12 jours passés au Vietnam, nous prenons la direction du Cambodge. Pas de problème, il nous reste 150km, on compte environ 8h/10h de vélo, soit 2 jours, impeccable pour sortir du pays avant la fin de notre visa (15 jours au total). Ce que nous n’avions pas prévu, c’est la qualité de la route… Celle-ci se transforme en piste poussiéreuse, ça va toujours, mais quand la piste se transforme en chemin avec des pierres qui ressemblent à des briques, là ça devient compliqué! On avance environ à 4km/h, 2 crevaisons au compteur… Et pour une fois ici, c’est le calme plat, génial, le seul problème c’est qu’on a pas d’eau ni de nourriture…

img_0108

C’est dur…

C’est le dernier après-midi de notre visa qu’on arrivera enfin au Cambodge, épuisés.

La suite, vous la connaissez, 1 semaine au lit, le Cambodge ne nous réussit pas vraiment, mais on garde la suite pour plus tard, maintenant faut qu’on pédale pour rester en forme!

En bonus, pour les non-abonnés et les autres, allez vite regarder notre dernière vidéo sur le Vietnam sur YouTube!

Pour ceux qui préfèrent les photos, elles  vous attendent ici!

P.S: Si vous vous posez la question « Mais combien coûte l’aventure Tand’un Rêve? », c’est ici qu’on y répond en toute franchise!

[TRANS-FORME] Notre engagement pour Trans-Forme

Pourquoi s’engager avec une association?

Le 18 Avril 2015, nous sommes partis pour l’aventure à vélo Tand’un Rêve, nous n’avons cherché aucun prétexte, sponsoring, partenariat. Pas besoin d’une excuse auprès d’une association humanitaire ou autre, pour réaliser son rêve. Simplement vivre enfin notre liberté, ne se soucier de rien pour profiter de tout.

Aujourd’hui, déjà quasiment 2 ans que nous sommes partis avec notre tandem, nous passons nos journées sur la route, dans la poussière, le bruit des voitures, le chant des oiseaux, mais aussi et surtout au contact de l’être humain. C’est sans doute le plus inattendu de notre voyage, la découverte du comportement et de l’humain en général. Nous sommes chaque jour au cœur de tant d’intérêt, de générosité, d’énergie positive, qu’il était temps de transmettre tous ces sourires accumulés le long de la route.

Avant le départ, nous étions plutôt rêveurs, avec de belles idées mais pas trop engagés!! Le voyage nous ouvre les yeux de jour en jour, c’est pourquoi nous avons décidé de lever le pied pour transmettre notre énergie, non plus à notre roue arrière, mais plutôt d’offrir nos coups de pédales à l’association TRANS-FORME, ayant pour but de réhabiliter les transplantés et dialysés par l’activité physique et sportive, et ainsi sensibiliser le public à la réussite et la recherche médico-sportive en matière de greffes, de dialyses et de sport.

Pourquoi TRANS-FORME?

Nous sommes particulièrement touchés par la cause que défend TRANS-FORME , association dont Baptiste, le frère de Bastien, nous a tant parlé.

En effet, Baptiste est né avec une malformation au niveau des reins. Il a subi une première opération à l’âge d’1 an pour se faire retirer l’un de ses reins qui ne fonctionnait pas. Il a ensuite été suivi régulièrement mais la qualité de son rein s’est progressivement dégradée et à l’âge de 26 ans, une greffe a du être envisagée. Cette transplantation a été possible grâce à la maman des garçons , qui lui a offert un de ses reins. Malheureusement aujourd’hui à 32 ans, il est dialysé chaque nuit à la maison pendant 8 heures d’affilée depuis déjà 18 long mois . Il est actuellement dans l’attente d’une seconde greffe.

Nous croyons fort à l’image que véhicule TRANS-FORME et à la réhabilitation par le sport de transplantés et dialysés.

Baptiste ne pourrait être plus clair sur le sujet:

« J’apprécie le goût de l’effort lorsque je vais pédaler par exemple, que j’ai chaud ou froid, c’est difficile mais ça me fait du bien parce que je me sens vivant! Ca me permet de diluer mes colères intérieures dans l’effort. »

« Depuis 1 an et demi maintenant, j’ai vraiment l’impression que ma vie est un combat de tous les jours. Le moral est parfois au plus bas, la fatigue s’installe un peu plus chaque jour. C’est souvent difficile mentalement de vivre tout ça depuis si longtemps, comme une certaine injustice… C’est pourquoi ça fait vraiment du bien d’être soutenu, même s’il s’agit de MON combat pour MA vie. »

Et nous sommes fiers de partager son combat !

Notre but n’est pas de vous demander de l’argent , mais plutôt d’informer sur le don d’organes, rappeler que cela existe, faire prendre conscience que cela peut sauver des vies ou en améliorer d’autres.

D’ailleurs sachez que si l’on a pas exprimé son refus, nous sommes tous des donneurs potentiels. Le message est simple, PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUS!

VIDEO: 25 000 km pour 25 000 personnes en attente de greffe, Tand’un Rêve soutient Trans-Forme

20160924_115230_resized

Baptiste (à droite) avec André Lassooij lors d’une étape de 90km à vélo pour le projet « Life for Kids »

Si vous souhaitez faire un don à l’association TRANS-FORME c’est ICI.

Pour soutenir ou communiquer directement avec Baptiste: chenereaubaptiste@yahoo.fr

 

Le Japon à vélo: en mode interview!

Fukuoka-Okinawa (Japon) : 21/10/16 au 23/11/16

img_0221

Jolie la petite île de Yoron

 

Novembre est pour l’équipe de Tand’un Rêve, (Alexine, Bastien et Théolou) le mois de l’interview.

L’Equipe Magazine nous a interviewé pour son dossier « L’Aventure pour de vrai » paru le 5 Novembre,  Cyclonomade s’est intéressé à nous et notre aventure, et le journal Sud Ouest nous a consacré une page. Retrouvez également le Podcast de l’émission Allo la Planète dans lequel vous pourrez nous entendre de vive voix ici!

Aujourd’hui, nous vous partageons la dernière en date, notre auto-interview réalisée par Tand’un Rêve pour tandunreve.com.

Tand’un Rêve: Alors, commençons par une question facile, pourquoi le Japon?

Bastien: Soyons honnêtes, le Japon ne nous a jamais fait rêver. Après l’annulation du bateau devant nous faire traverser le Pacifique depuis l’Alaska pour Tokyo, nous nous sommes dit, pourquoi pas, on aime découvrir tous les pays pour s’en faire notre propre image.

Alexine: Et c’est une très belle surprise!

Théolou: Ca tombe bien, j’avais besoin d’une nouvelle chaîne Shimano!

TDR: Pas trop dur le dépaysement?

Alexine : Pas trop, on commence à avoir l’habitude d’être dépaysés et perdus tous les jours! C’est justement ce qu’on aime dans notre voyage, d’aller chaque jour vers l’inconnu…

Bastien: J’ai adoré ce pays dès le premier jour! Tout est plus petit qu’aux USA, une échelle beaucoup plus raisonnable. Ici il y a un patrimoine et ils ont envie de le préserver, s’il n’y avait pas l’alphabet Kanji, on s’y installerait facilement.

Théolou: Pas du tout, un coup de sonnette et tout le monde me reconnait!

TDR: J’imagine que les Japonais vous mitraillent de photos?

Théolou: Et bien non! D’ailleurs je suis déçu, je ne suis plus autant une star en ce moment…

Alexine: Les Japonais sont ultra respectueux, jamais ils ne « voleront » une photo.

TDR: Et pour pédaler au Japon, ça donne quoi? Pas trop de grandes routes et des villes énormes?

Théolou: Moi je m’éclate! Plein de petites routes très tranquilles, mais beaucoup de dénivelé.

Alexine: Ca monte ça descend tout le temps, et c’est très raide! Par contre, on traverse des tunnels tous les jours…

Bastien: Moi j’adore, je m’ennuyais un peu sur les 3 seules routes d’Alaska! Ici je passe mon temps à regarder la carte pour trouver le meilleur chemin, je change de vitesse, je freine, le top!

TDR: Comment trouvez-vous les Japonais?

Bastien: GENIAUX!! C’est le premier pays où nous sommes accueillis comme ça… Un jour=un cadeau. Des fruits, des gateaux, invitations à manger, à dormir, et même de l’argent! On a rencontré des gens géniaux partout sur la planète, mais il y a quand même une impression générale qui ressort dans chaque pays…

Alexine: Il y a même une fois où un gars nous a vu depuis son jardin, il a pris sa voiture et est venu nous attendre au sommet de la côte pour nous inviter! Ils se mettent vraiment en 4 pour aider les autres… Beaucoup devraient en prendre de la graine!

Théolou: Moi j’ai adoré les « Japanese fruits », (kakis) qu’on nous a offert le premier jour!

TDR: Et le climat?

Alexine: Pas mal de pluie mais très chaud! Dans les îles c’était vraiment chouette, très beau, très vacances!

Théolou: Un peu humide quand même, Bastien me transpire sur la potence toute la journée!

TDR: Est-ce vrai qu’au Japon, on mange des sushis?

Théolou: Au Japon, on adooooore les sushis!!

Alexine: Ils sont délicieux, frais, pas très chers, la moitié des supermarchés est réservée aux produits frais, génial!

Bastien: Mais pas que, il y a plein de tempuras, beignets de toutes sortes, beaucoup de riz, des noodles, des soupes, on se régale. Encore une fois, c’est aussi le premier pays où l’on mange aussi bien!

TDR: Est-ce que la vie est chère au Japon?

Alexine: Compliqué d’y répondre, sachant qu’on ne va jamais à l’hôtel ni au resto, donc nos seules dépenses sont la nourriture classique du pays, nous nous habituons aux coutumes locales. Le prix en supermarché est le même qu’en France, soit nous dépensons pour deux au Japon, 16€ par jour. Dans un pays moins cher tel que le Pérou, nous étions plutôt à 10€ par jour.

Bastien: En gros, ce qui fait toute la différence dans chaque pays, ce sont les hôtels et restos.

TDR: Sachant que vous n’allez pas à l’hôtel, comment faites-vous pour bivouaquer?

Théolou: Pour eux rien de plus simple, ils m’appuient à un arbre et je surveille la tente toute la nuit!

Bastien: Enfin, plus concrètement, c’est très facile, toilettes, eau (potable) partout, on arrive toujours à trouver un coin plat, même en montagne, et sur la côte, il y a même des douches de plage!

Alexine: Les Japonais sont habitués au camping, donc voir une tente ne les effraie pas, et comme ils sont encore une fois très respectueux, ils ne s’invitent pas à nos bivouacs!

TDR: Comment communiquez-vous avec les Japonais?

Théolou: Aucun problème, je suis le vecteur de communication principal! Les gens me regardent et me détaillent. Et surtout, gràce à mon drapeau, ils savent en un clin d’oeil la date de notre départ et les pays dans lesquels on a voyagé!

Bastien: J’ai aussi trouvé une nouvelle technique, je sors papier, crayon, et on se présente comme ça, on dessine, on note les kilomètres… On a aussi une petite carte du monde sur laquelle on montre notre trajet, c’est super pratique et les échanges peuvent durer des heures!

TDR: Au fait, convertis au Bouddhisme?

Alexine: Pas vraiment, mais c’est vrai qu’on a découvert cette religion gràce aux nombreux temples, et c’est très interessant.

Bastien: Les constructions sont magnifiques, colorées, zen, c’est souvent très paisible.

Théolou: Parfois je reste pendant des heures à contempler Bouddha, j’ai même l’impression qu’il me sourit…

TDR: Préférez-vous les ours ou les serpents?

Alexine, Bastien et Théolou, d’une même voix: Les ours!!!

Alexine: Sur le vélo, des fois je sens que Bastien trace de l’autre côté de la route, ouf, il vient d’éviter un serpent…

Bastien: Je déteste vraiment les serpents. Les ours sont bien plus gros, mais au moins tu les entends ou tu les vois!! L’autre soir, on s’apprêtait à manger, il faisait déja nuit, Alexine veut attraper ses baguettes, elle se lève d’un bond: UN SERPENT!!! Et en effet, un serpent était enroulé à côté d’elle, à moins de 5 cm… On a mis près de 15 minutes à le faire partir d’ici!!!

TDR: Bilan du Japon?

Alexine: Et bien, on arrive pas à trouver de point négatif! On a vraiment un gros coup de coeur pour ce pays, la générosité et la gentillesse des Japonais, la bouffe, les petites routes tranquilles, en montagne, ou sur la côte.

Bastien: On a fait seulement Kyushu (sud du Japon) et les îles, mais on prévoit déja de revenir à la bonne saison pédaler 3 mois du Nord au Sud.

Théolou: Avec moi j’espère?

TDR: J’ai cru comprendre que vous n’étiez pas fans de plage, pourquoi les îles?

Alexine: Car quand la fameuse traversée en bateau (qui devait durer 15 jours et être vraiment reposante, des vacances) a été annulée, je n’ai eu plus qu’une idée en tête: faire un break de vélo et me reposer dans les îles! Sable blanc, eau chaude, le bonheur!

Théolou: Hé ho!!! T’en a marre de moi ou quoi?

Bastien: Et pour moi c’était vraiment une belle surprise, plonger avec juste un masque et voir des centaines de poissons de toutes les couleurs, et même nager avec une tortue, c’était vraiment le top! Les îles Japonaises n’ont vraiment rien à envier à d’autres bien plus connues. En plus, nous n’étions plus dans la haute saison, donc personne, les plages étaient juste pour nous!

TDR: Et comment comptez-vous sortir d’Okinawa? En canoë?

Bastien: Malheureusement non! On devait (et oui encore une fois, pas de chance avec les bateaux!) nous rendre à Taiwan, puis en Chine par bateau, mais la première n’existe plus depuis Septembre, et la deuxième depuis 1 an, mais les infos sont compliquées à trouver!

Théolou: Ils vont encore m’enfermer dans un carton, ou plutôt deux pour l’avion… Je n’aime vraiment pas ça!!!!

Alexine: Et direction l’Asie du Sud-Est, en commençant par le Vietnam!

En bonus, pour les non-abonnés et les autres, allez vite regarder notre dernière vidéo Corée/Japon sur YouTube!

Pour ceux qui préfèrent les photos, celles du Japon vous attendent ici!

Enfin, si vous trouvez qu’on ne donne pas assez de nouvelles sur le blog, notre page Facebook vous donnera encore plus d’actus!

img_0139

La Corée du Sud à vélo: On retrouve la chaleur!

SEOUL-BUSAN (COREE DU SUD) : 02/10/16 au 20/10/16

A quoi ça ressemble la Corée?

Sortez votre carte d’un fond de tiroir, chaussez vos lunettes et cherchez tout à votre droite, (ou par la gauche, la Terre est ronde) un semblant de péninsule, coincée entre Russie et Chine, une partie Nord, une partie Sud, et une frontière sans cesse en mouvement. Le Nord, ami avec les Chinois, et le Sud se trouve des potes aux Etats-Unis. Ajoutez-y 90% de montagnes, environ 3000km de côtes et un port tous les 2 km (sur la côte Est).

img_0353

Bivouac au sec!

Côté maison, il n’y a pas vraiment d’architecture type, mais les Coréens misent tout sur le toit, pentes, contre-pentes, sur-pentes, sous-pentes, et de toutes les couleurs, il y en a pour tous les goûts.

La tension avec le Nord se ressent à chaque virage. Les militaires sont omniprésents, à pied, en bateau, en avion, derrière les barbelés qui rendent des kilomètres de plages inaccessibles, ou encore au sommet de chaque montagne scrutant l’horizon.

img_0280

La côte est protégée

Côté route, on réapprend à lire une carte, c’est vrai qu’après l’Alaska et ses 3 routes, on avait un peu perdu la main. Un croisement tous les 20 mètres, des virages dans tous les sens, des ponts, des tunnels, des pentes à 18% et une multitude de panneaux avec plein d’indications qu’on ne comprend pas.

Le Coréen est petit, sportif, ne sort jamais à découvert, une casquette à grande visière, des gants, un tour de cou coincé entre les lunettes de soleil et la casquette, et surtout un téléphone greffé dans la main. Les Coréens sont plutôt timides, mais un sourire suffit à engager la conversation. Nos 5 mots de vocabulaire ne permettent pas d’y comprendre grand chose mais au moins tout le monde rigole.

img_0397

Bu Chung, encore une discussion à laquelle on a rien compris!

Et nous, qu’est qu’on fait ici?

Arrivés à Séoul après 3 tentatives d’atterrissage et 4 heures de retard, nous nous installons dans une Guest House pour quelques jours, le temps de remonter le tandem, visiter la ville, et d’apprendre à faire cuire des Noodles.

img_0224

Notre première découverte du bouddhisme

La Corée du Sud est quadrillée de pistes cyclables qui longent rivières ou côtes. Traverser Séoul est un jeu d’enfant, les pistes sont bordées d’aire de repos, toilettes, abris qui ressemblent aux temples Bouddhistes, mini-parcours de santé, de quoi se sentir en pleine forme toute la journée!

Nous pédalons les 2 premiers jours sur une piste cyclable, super agréable pour le côté calme, facile, mais on se sent un peu coupés du monde. Nous ne voyons pas la vie locale, nous ne traversons pas vraiment les villages, à part les nombreux cyclistes sportifs que l’on croise, nous sommes en dehors du rythme Coréen.

Nous décidons de remédier à ça en longeant la frontière Nord-Coréenne et en traversant les montagnes par les nombreuses petites routes de campagne. Mais nous avions oublié que le vélo c’est physique, les côtes à 18% et le froid des montagnes ont eu très rapidement raison de nous et notre mental. Nous qui voulions simplement oublier les long kilomètres passés dans le froid, la pluie, et la neige en Amérique du Nord….

Nous avons cependant eu le temps de découvrir ce qui donne vie au pays: de minuscules parcelles de jardin cultivées partout. Que ce soit en pleine ville, dans les villages, sur un coin de trottoir, les maraîchers y font pousser piment, riz, sésame, et chou chinois, euh non Coréen! En Novembre, tout le pays s’active dans la fabrication du Kimchi, mélange de chou fermenté et de piment.

Nous trouvons finalement notre équilibre sur la côte Est. Nous pensions y rester seulement 2 jours, n’étant pas fanatiques de la plage-baignade-bronzette mais la côte hors saison, la douceur du climat et l’ambiance authentique des ports de pêche nous ont conquis. Pendant 600 kilomètres, nous avons suivi la voie cyclable, alternant entre petites routes surplombant d’innombrables criques, villages de pêcheurs où sont étendus une multitude de poulpes prêt à sécher, et baignades entre sable et rochers. Même avec les nombreux villages, le camping y est très facile, nous installons notre tente le long des plages, devant un musée, une bibliothèque…

img_0414

En train de sécher

Nous quittons la Corée par le plus gros port industriel du pays: Busan. 3 jours de pollution, bruit et camions pour y parvenir, camping sauvage pas si sauvage que ça dans des bâtiments désaffectés en pleine ville… Nous avons l’impression de nous retrouver dans un aéroport international, sauf qu’ici, ce sont des paquebots, cargos, porte-containers et quelques chalutiers qui transitent dans cette immense baie entre Chine, Japon, Taïwan… L’activité y est incessante, une bonne soixantaine de grues travaillent jour et nuit, une voie d’accès y est construite au dessus de la mer, nous sommes sur la plaque tournante des échanges mondiaux.

img_0463

La Corée et la folie des couleurs!

Pas de container pour nous, mais une bonne nuit de samouraï sur un tatami à bord d’un ferry direction Fukuoka, au Japon.

En résumé, la Corée c’est très simple pour voyager, facile pour trouver de l’eau, de la nourriture, pour camper et les gens sont agréables. Rien d’exceptionnel comparé à certains paysages Boliviens, mais parfois, ça fait vraiment du bien de voyager facilement…

Découvrez toutes les photos de la Corée Ici

 

L’Alaska à vélo: Au cœur de l’Alaska et ses couleurs d’Automne

Fairbanks (Alaska)-Juneau (Alaska) : 25/08/16 au 30/09/16

Fairbanks, deuxième plus grande ville d’Alaska. Comme d’habitude, nous ne voulons pas payer pour dormir, mais en ville, c’est toujours plus compliqué. Ne sachant pas vraiment où aller, nous suivons le mouvement des camping-car pour nous retrouver sur le parking du Walmart (le Leclerc des USA, ouvert 24h/24). Installés dans un parterre de fleurs, nous entendons tout, les camions sont déchargés toute la nuit, le personnel prend sa pause à moins de 10 mètres de notre tente… Au matin, un couple d’Américains en camping-car de luxe a pitié de nous et nous offre un ptit déj à la Française! 4 jours de vélo depuis Fairbanks nous emmèneront au Magic Bus…

Magic Bus

Au détour de l’un des rares villages situés sur notre route, nous apercevons un bus vert et blanc… Nos cerveaux s’emballent, mais attends, ce ne serait pas le bus d’Into the Wild? Et bien si! Enfin pas vraiment, celui-ci est la réplique utilisée pour le film. L’original est resté à sa place, à 40km de la route principale, au bout de la Piste Stampede. C’est ici que Chris McCandless, alias Alex Supertramp a réalisé son triste rêve et a perdu la vie… Moment intense.

p

Magic Bus

 

s

Dernier mot de Chris McCandless

 

Déjà l’Automne dans le Grand Nord

Nous partons sur la Denali Highway, route en gravel traversant l’Alaska, entourée de montagnes. Nous nous retournons sans cesse pour observer le majestueux Mont Denali, autrefois appelé Mont McKinley. Ca vous dit quelque chose? S’élevant à plus de 6100 mètres, c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord, impressionnant…

Le soleil sera au rendez-vous pendant une semaine, incroyable! Les nuits sont froides (-5°C), mais claires, nous assistons à de somptueuses Aurores Boréales. Cette fois-ci, elles sont très vives, colorées, vert, rouge, violet, en mouvement, bref, tout simplement magique… Lassés de sortir de la tente toutes les demi-heures au son du réveil, nous préférons dormir à la belle… Aurore! Avec la tente installée à proximité, la pluie n’est jamais très loin ici! En plein jour, nous profitons d’un autre spectacle, celui des couleurs d’Automne, qui pointent déjà le bout de leurs feuilles début Septembre! Les arbres rouges, les buissons oranges, les herbes jaunes ne sont ni un mythe ni un cliché dans le Grand Nord, époustouflant…

img_0115

Fall colors

 

A la sortie de la Denali Highway, ça se gâte… Pas seulement le temps, mais Théolou est vraiment à bout. Tous les jours il fait des siennes: un rayon, une chaîne, un plateau, un pneu… Les 1000 derniers kilomètres seront de trop, pénibles. Bastien n’en peut plus, la conduite devient difficile, la pluie, le froid rendent les journées harassantes. Nous ne récupérons pas des nuits à avoir observé les Aurores Boréales, le vent de face s’en prend même à notre moral. Les dernières soirées se déroulent dans une monotonie éreintante. Ramassage du bois pour faire un feu, nous n’avons quasiment plus de forces pour prendre notre douche dans les rivières glacées, on avale en silence 2 nouilles chinoises, et on s’endort aussitôt. Nous sommes vraiment épuisés…

img_0198

Bivouac ordinaire en Alaska

 

Retour à la maison!

Enfin, nous atteignons Juneau! Rappelez-vous, nous y avions passé 2 semaines en Juillet. Pour nous, y revenir c’est comme rentrer à la maison. On se repose, on travaille, on prend une douche chaude tous les jours… Et ce, grâce à nos amis qui nous hébergent.

Nous occuperons notre temps entre jardinage et préparation de notre première conférence donnée aux classes de Français du lycée de Juneau. Nous sommes intervenus dans deux classes différentes, quelle expérience enrichissante pour nous que de découvrir l’intérêt que portent ces jeunes pour le Français et notre voyage.

Nous aimons beaucoup cet endroit mais nous n’avons pas prévu d’y rester pour autant, les USA ne veulent plus de nous, et il faut dire que nous avons envie de changer d’air…

img_0242

Il n’y a pas d’élans en Asie?

 

La croisière prend l’eau!

Depuis le début du voyage, nous cherchions à traverser l’Atlantique ou le Pacifique en bateau. Une fois de plus, nous avons fouiné et cette fois trouvé LE paquebot qui rendait notre rêve possible. Il passait pas Juneau et se rendait tout droit au Japon. Incroyable! Nous avons réservé, bien indiqué que le tandem était de la partie, pas de problème! Il y a 3 semaines, alors que nous rêvions de nous prélasser sur le bateau, et surtout, de ne pas prendre l’avion, on nous dit que Théolou n’est plus accepté à bord!! Amusant quand on sait qu’on a navigué pendant près de 15 jours sur la Yukon River avec le tandem dans notre canoë…

Bref, après quelques jours de déception, de gentils mails à l’agence de voyage, et de réflexion, nous nous envolons demain pour… la Corée du Sud! Inattendu, mais ce pays est rempli de pistes cyclables, complètement différent du reste du continent Asiatique, et devrait nous apporter un peu de chaleur…

Mais avant de partir pour l’Asie, nous vous laissons notre dernière vidéo, qui retrace notre périple en Amérique du Nord: Tand’un Rêve: Etats-Unis & Canada