Le Cambodge à vélo: Ce n’est pas de tout repos!

O’YADAV-OSMACH : Du 09/12/16 au 02/01/17

3 Janvier 2017, enfin une nationale, des voitures, des camions, ça roule vite et pas de bande sur le côté, les voitures nous frôlent, mais que ce pays est génial, notre moral remonte en flèche! Les gens sourient sans cesse, klaxonnent pour nous dire bonjour, lèvent le pouce… C’est la Thaïlande ! Pendant les premiers kilomètres, nous n’en revenons pas, on se demande si tout ça est bien pour nous. Mais, à 10 kilomètres d’ici, de l’autre côté de la frontière, c’est une toute autre histoire…

Nos premiers tours de roue dans la « jungle » Cambodgienne

Bienvenue au Cambodge, ou l’obtention du visa aura été la chose la plus facile de ce pays, un tampon sur le passeport et c’est parti pour 1 mois.

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Marché typique

Dès les premiers kilomètres, nous sentons la différence, au Vietnam, tout le monde roulait avec les mêmes scooters, ici, les amoureux de la vieille mécanique se font plaisir, tout est construit à base de moteur de motoculteur, on les retrouve aussi bien sur les voitures, les camions, les pompes d’irrigation, les bétonnières… Mais nous sommes surtout choqués par la saleté. Les Cambodgiens vivent dans leurs déchets, ils jettent toutes les canettes, autres plastiques, déchets végétaux, tout ce qui traîne en fait, devant leur maison… C’est vraiment sale mais surtout, ce qui n’arrange rien, c’est sûrement l’humidité et les 50°C ambiants, tout pourri en moins d’une journée. Enfin, ici l’éducation est très pauvre, l’école est soi-disant obligatoire de 6 à 14 ans, mais en réalité c’est très compliqué. Les écoles sont de vraies fourmilières, il y a autant d’enfants dedans, dehors, dessous, dessus, l’éducation y est pour nous impossible, d’ailleurs ils n’y apprennent qu’à compter et lire, un peu… Un système parallèle d’écoles privées s’est développé, mais malheureusement inabordable pour la plupart des Cambodgiens.

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Sortie de l’école vers 11h10 le matin

Pour la première nuit, nous tenterons notre chance dans un temple, tout le monde se marre, se moque de nous, mais en moins de 2 minutes ils nous acceptent, à première vue ça a l’air plus simple qu’au Vietnam. Plus simple, oui, mais pas reposant. Un haut-parleur crache une horrible musique grésillante jusqu’à 1 heure du mat’ pour reprendre à 4 heures… Entre temps, une dizaine de personnes s’installeront à 5 mètres de notre moustiquaire, un homme s’allongera quasiment à nos côtés ! Tout cela ne nous aurait pas tant fatigué, si Bastien n’avait pas dû se lever toutes les 2 minutes pour aller aux toilettes… Ceci sera le début de 10 longues journées ou la chaleur nous exténuera autant que la turista qui nous poursuit tous les 2.

Nous continuerons sous une chaleur étouffante, pas vraiment en grande forme.

L’accueil à la Cambodgienne…

Nous commençons à découvrir le Cambodge. « Les Hellooooo » nous sont hurlés dessus par tout le monde, homme, femme, enfant, chacun y va de bon cœur. Ça paraît amical les 5 premières minutes de chaque journée, après on sature. Quand on y répond, ils se moquent de nous très ouvertement, et quand on n’y répond pas, ils nous hurlent dessus 15 fois de suite… La partie la plus horrible sera sûrement les 200 km le long du Mékong. Imaginez-vous : une ligne droite, des maisons de chaque côté de la route, à touche-touche, entre 5 à 10 personnes qui attendent que le temps passe devant leur maison, ce qui fait environ 20 Hello par maison, sachant qu’on en voit 50 à la minute, on vous laisse calculer en fin de journée. Bastien explique à tous ceux qui s’approchent à moins de 2 mètres de nous qu’ils commencent sérieusement à nous gonfler, et en Français s’il vous plait ! On pédale tête baissée, on ne regarde plus personne, on n’apprécie plus rien, on ose même plus demander de l’eau, on préfère filtrer dans les mares qui de toute façon sont aussi sales que l’eau de leurs puits.

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Boucher local… 50°C, pas de frigo, on espère que tout sera vendu ce soir!

En fait, ils ne connaissent toujours pas la traduction du « Hello », ici personne ne se dit Bonjour, merci ni se sourit.  Ça veut plutôt dire « touriiiste », et nous avons vraiment l’impression d’être au milieu d’un zoo géant, le problème c’est que nous ne sommes pas du bon côté du grillage. A méditer pour toutes les fois où nous sommes tous, à regarder à travers le grillage…

Et ça continue, à chaque fois qu’on ouvre la bouche, en Français, en Cambodgien, ou en Anglais, tout le monde se fout de notre g……

Quand vient le moment de payer, c’est toujours la même histoire, le prix n’est jamais le même, l’arnaque coule de source, il faut discuter, s’énerver, crier pendant une demi-heure pour payer un prix qui nous semble correct.

Des pistes, de la poussière, enfin de quoi se régaler…

Heureusement que le Cambodge est truffé de pistes d’argile rouge, moins peuplées. Manger de la poussière, c’est le seul intérêt que nous avons trouvé dans ce pays. La plupart viennent ici uniquement pour les temples d’Angkor, on imagine que Siem Reap et les temples ne ressemblent en rien à ce que l’on a pu voir du Cambodge, et peut-être même que là-bas on y fête Noël.

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2 kilos de plus dans chaque pied!

A travers un nuage de poussière, nous aurons quand même aperçu les ruines de l’un des nombreux temples pré-angkorien qui jonchent la région. Ce qui nous aura donné l’envie de découvrir le superbe temple Beoung Mealea, ruines recouvertes pas la végétation.

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Beoung Mealea, comme un air d’Indiana Jones…

Après l’avoir rallié par un chemin que nous avions repéré sur une carte, mais impossible à retrouver sur d’autres. Sur le terrain, ça ressemblait bien à un début de chemin, qui s’est vite recouvert par la végétation, puis en marécage sans réel sentier. 60 km qui nous ont pris 3 jours, la seule eau à boire que nous avons trouvé était croupie dans des mares de boue. C’est d’ailleurs un de ces soirs, alors que Bastien est allongé dans la poussière par 50°C en train de vomir, comme tous les après-midi depuis 1 semaine, qu’il entend Alexine qui patauge dans la vase en essayant de se laver un minimum. Ce n’est pas ce soir qu’elle aura réussi à se décrasser, cette mare est infectée de sangsues, pas de douche et seulement 2 litres d’eau chaude chargée en terre pour le repas. Celle-ci on va sûrement la faire bouillir !

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Ruines recouvertes par la végétation

Une expérience est toujours bonne à vivre

En résumé, les Cambodgiens nous aurons mené la vie dure, quoique qu’ils auront été plus agréables sur la partie Ouest. On imagine que le fait d’être malades, la chaleur, le manque d’eau, ne  nous aura pas aidé à apprécier ce pays. C’était une expérience, inoubliable comme toutes les autres, que l’on n’oubliera pas, et qui nous donne encore plus d’énergie pour continuer à voyager.

Depuis le début de l’Asie, nous arrivons toujours à communiquer malgré des langues et des alphabets différents, que cela soit un sourire, un regard, un dessin, une poignée de main, il y  a toujours une émotion, un sentiment qui se créée. Ici c’est très compliqué, pas de regard, pas de sourire, autant vous dire que le dessin on a oublié depuis longtemps ! Notre seule rencontre ici sera une équipe de flics complètement bourrés, c’est bien connu, avec un peu d’alcool on est tous potes…

En tous cas, nous sommes contents de découvrir les différences entre tous les pays d’Asie du Sud-Est, qu’on mettait un peu dans un même panier. Aujourd’hui, nous sommes en Thaïlande, et les Thaïlandais ont retrouvé notre sourire bien planqué au fond des sacoches, entre polaire, bonnet et doudoune !

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Bâtiment municipal au bord d’un marais

Plus de photos du Cambodge par ici

En bonus, on vous partage notre cadeau de Noël…

Ah oui, on allait presque oublier! Nous vous souhaitons à TOUS une excellente année, et quelque soient vos projets, foncez, on ne regrette que ce que l’on a pas osé faire…

Le Vietnam à vélo: Le pays où planter sa tente relève d’un vrai défi!

HO CHI MINH-LE TANH (VIETNAM): 24/11/16 au 08/12/16

Attention les oreilles!

1 semaine entière malades à notre arrivée au Cambodge, c’est pas cool, mais ça laisse le temps de vous écrire notre dernier article sur le Vietnam. Alors installez-vous confortablement et ouvrez grand vos yeux, ou plutôt vos oreilles!

Et oui, la première chose qui nous a frappé (et fatigué!) lors de nos 1 000km dans la partie Sud du Vietnam, c’est le bruit et surtout les klaxons! Ici, pour doubler ou juste avancer, les camions et rares voitures s’endorment sur leurs klaxons, sans pour autant freiner, sur les grandes routes comme dans les villages. Autant vous dire que tous les scooters se poussent docilement sur le côté, en klaxonnant quand même, sinon ce serait pas drôle! Bref, très dangereux et notre capacité auditive a perdu quelque peu de ses facultés!

Ho Chi Minh. L’immense ville nous assomme dès l’arrivée et le remontage du vélo à l’aéroport, de part sa chaleur et sa population très dense. Nous nous faufilons dans le balai des milliers de scooters qui peuplent la ville, on se croirait à chaque feu rouge sur la ligne de départ des 24 heures du Mans. Nous regardons avec de grand yeux des familles à 4 ou 5 sur un scooter, d’autres transportant des poules ou encore des centaines de poissons rouges dans des sachets en plastique… Eux nous regardent avec des yeux encore plus grand ouverts, bon question de culture sûrement! En tous cas, on est bien loin de l’ambiance calme et tranquille du Japon!

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On pouvait pas en faire rentrer plus dans le traversier!

Pour s’imprégner de la culture, on dormira chez une hôte Warmshowers (hôte pour cyclistes), on repartira avec du stollen et de la choucroute, c’est pas ici qu’on aura découvert le Vietnam! Après cette première nuit avec clim et vin rouge, les autres nuits ne seront pas de tout repos…

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Maisons sur l’eau

La galère des nuits…

Les journées sur le vélo sont vraiment fatigantes ici, entre la chaleur et le bruit incessant. On attend donc le soir avec impatience, mais les nuits ne sont pas plus reposantes…

Le pays est tellement peuplé qu’il relève du défi de bivouaquer, on en viendrait presque à regretter l’Alaska et sa nature omniprésente. Sur les 800 premiers kilomètres pédalés au Vietnam, pas 1 seul kilomètre ne nous a offert du calme et il y a toujours un Vietnamien qui se cache quelque part… Pour les nuits, on a donc choisi de demander l’hospitalité dans les lieux « publics ».

Mais ça n’a pas été des plus simples, le Vietnam est un pays communiste, donc qui refuse l’accueil des étrangers. Mais tous les touristes ne vont pas à l’hôtel. On vous raconte quelques anecdotes:

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Back to school

Première nuit: On tente notre chance dans un temple bouddhiste, pas de bol, que des femmes, Bastien se fera refouler. Rebelote dans un autre temple, on attend 45 bonnes minutes avant qu’un moine arrive, 45 autres avant de passer le portail et dans l’heure d’après (avec la douche entre temps) nous comprendrons que nous ne sommes pas les bienvenus, la police refuse catégoriquement notre hébergement et nous somme d’aller à l’hôtel. Pas question! On squattera finalement le chapiteau d’un mariage qui aura lieu le lendemain.

Deuxième nuit: Nous sommes gentiment accueillis dans une école, on dort depuis une bonne heure, quand on est réveillés par une présence humaine. Un gars vient de garer son scooter à 10 centimètres de la moustiquaire et nous observe, sûrement depuis un bon moment!

Troisième nuit: Toujours dans une école, cette fois dans une salle de classe qu’un prof nous a mis à disposition, on peut enfin dormir. 2 gars débarquent « Oh, mais qu’elle est bizarre cette tente, vas-y que j’allume la lumière pour mieux voir, mais ils sont super ces arceaux, c’est de l’alu?! » Imaginez-nous sous la tente…

Quatrième nuit: Ce soir, on va à l’église. Un prêtre nous accueille en Anglais, le top! 2 bonnes heures plus tard, toujours cette hantise de la police qui revient, on doit partir. Entre temps, les enfants qui sortent du catéchisme nous chantent une chanson magnifique, et un ado, Thang, passionné de France et parlant d’un Anglais remarquable nous invite chez lui. Nous goûterons à la culture et surtout à la cuisine Vietnamienne avec sa famille passerons une soirée mémorable…

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Thang et sa famille

Cinquième nuit: Le paradoxe ce soir-là c’est qu’on trouvera refuge dans un bâtiment du parti communiste! Ok, le gars qui nous a accueilli était totalement bourré, mais au final c’est sûrement la soirée où on a mis le moins de temps à se faire comprendre, et en plus avec le sourire jusqu’aux oreilles!

On ne va pas vous les raconter toutes, mais pourtant elles ont toutes leur lot d’anecdotes! Au final, malgré tout, on a réussi à dormir chaque nuit de cette façon, mais on y a laissé quelques forces. Journées épuisantes et quand vient l’heure de se poser le soir, ça prend toujours un long moment, et on ne sait jamais comment ça va se passer, au moins, ça permet de vraiment rencontrer les locaux!

La course à la frontière!

Après 12 jours passés au Vietnam, nous prenons la direction du Cambodge. Pas de problème, il nous reste 150km, on compte environ 8h/10h de vélo, soit 2 jours, impeccable pour sortir du pays avant la fin de notre visa (15 jours au total). Ce que nous n’avions pas prévu, c’est la qualité de la route… Celle-ci se transforme en piste poussiéreuse, ça va toujours, mais quand la piste se transforme en chemin avec des pierres qui ressemblent à des briques, là ça devient compliqué! On avance environ à 4km/h, 2 crevaisons au compteur… Et pour une fois ici, c’est le calme plat, génial, le seul problème c’est qu’on a pas d’eau ni de nourriture…

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C’est dur…

C’est le dernier après-midi de notre visa qu’on arrivera enfin au Cambodge, épuisés.

La suite, vous la connaissez, 1 semaine au lit, le Cambodge ne nous réussit pas vraiment, mais on garde la suite pour plus tard, maintenant faut qu’on pédale pour rester en forme!

En bonus, pour les non-abonnés et les autres, allez vite regarder notre dernière vidéo sur le Vietnam sur YouTube!

Pour ceux qui préfèrent les photos, elles  vous attendent ici!

P.S: Si vous vous posez la question « Mais combien coûte l’aventure Tand’un Rêve? », c’est ici qu’on y répond en toute franchise!

[TRANS-FORME] Notre engagement pour Trans-Forme

Pourquoi s’engager avec une association?

Le 18 Avril 2015, nous sommes partis pour l’aventure à vélo Tand’un Rêve, nous n’avons cherché aucun prétexte, sponsoring, partenariat. Pas besoin d’une excuse auprès d’une association humanitaire ou autre, pour réaliser son rêve. Simplement vivre enfin notre liberté, ne se soucier de rien pour profiter de tout.

Aujourd’hui, déjà quasiment 2 ans que nous sommes partis avec notre tandem, nous passons nos journées sur la route, dans la poussière, le bruit des voitures, le chant des oiseaux, mais aussi et surtout au contact de l’être humain. C’est sans doute le plus inattendu de notre voyage, la découverte du comportement et de l’humain en général. Nous sommes chaque jour au cœur de tant d’intérêt, de générosité, d’énergie positive, qu’il était temps de transmettre tous ces sourires accumulés le long de la route.

Avant le départ, nous étions plutôt rêveurs, avec de belles idées mais pas trop engagés!! Le voyage nous ouvre les yeux de jour en jour, c’est pourquoi nous avons décidé de lever le pied pour transmettre notre énergie, non plus à notre roue arrière, mais plutôt d’offrir nos coups de pédales à l’association TRANS-FORME, ayant pour but de réhabiliter les transplantés et dialysés par l’activité physique et sportive, et ainsi sensibiliser le public à la réussite et la recherche médico-sportive en matière de greffes, de dialyses et de sport.

Pourquoi TRANS-FORME?

Nous sommes particulièrement touchés par la cause que défend TRANS-FORME , association dont Baptiste, le frère de Bastien, nous a tant parlé.

En effet, Baptiste est né avec une malformation au niveau des reins. Il a subi une première opération à l’âge d’1 an pour se faire retirer l’un de ses reins qui ne fonctionnait pas. Il a ensuite été suivi régulièrement mais la qualité de son rein s’est progressivement dégradée et à l’âge de 26 ans, une greffe a du être envisagée. Cette transplantation a été possible grâce à la maman des garçons , qui lui a offert un de ses reins. Malheureusement aujourd’hui à 32 ans, il est dialysé chaque nuit à la maison pendant 8 heures d’affilée depuis déjà 18 long mois . Il est actuellement dans l’attente d’une seconde greffe.

Nous croyons fort à l’image que véhicule TRANS-FORME et à la réhabilitation par le sport de transplantés et dialysés.

Baptiste ne pourrait être plus clair sur le sujet:

« J’apprécie le goût de l’effort lorsque je vais pédaler par exemple, que j’ai chaud ou froid, c’est difficile mais ça me fait du bien parce que je me sens vivant! Ca me permet de diluer mes colères intérieures dans l’effort. »

« Depuis 1 an et demi maintenant, j’ai vraiment l’impression que ma vie est un combat de tous les jours. Le moral est parfois au plus bas, la fatigue s’installe un peu plus chaque jour. C’est souvent difficile mentalement de vivre tout ça depuis si longtemps, comme une certaine injustice… C’est pourquoi ça fait vraiment du bien d’être soutenu, même s’il s’agit de MON combat pour MA vie. »

Et nous sommes fiers de partager son combat !

Notre but n’est pas de vous demander de l’argent , mais plutôt d’informer sur le don d’organes, rappeler que cela existe, faire prendre conscience que cela peut sauver des vies ou en améliorer d’autres.

D’ailleurs sachez que si l’on a pas exprimé son refus, nous sommes tous des donneurs potentiels. Le message est simple, PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUS!

VIDEO: 25 000 km pour 25 000 personnes en attente de greffe, Tand’un Rêve soutient Trans-Forme

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Baptiste (à droite) avec André Lassooij lors d’une étape de 90km à vélo pour le projet « Life for Kids »

Si vous souhaitez faire un don à l’association TRANS-FORME c’est ICI.

Pour soutenir ou communiquer directement avec Baptiste: chenereaubaptiste@yahoo.fr

 

Le Japon à vélo: en mode interview!

Fukuoka-Okinawa (Japon) : 21/10/16 au 23/11/16

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Jolie la petite île de Yoron

 

Novembre est pour l’équipe de Tand’un Rêve, (Alexine, Bastien et Théolou) le mois de l’interview.

L’Equipe Magazine nous a interviewé pour son dossier « L’Aventure pour de vrai » paru le 5 Novembre,  Cyclonomade s’est intéressé à nous et notre aventure, et le journal Sud Ouest nous a consacré une page. Retrouvez également le Podcast de l’émission Allo la Planète dans lequel vous pourrez nous entendre de vive voix ici!

Aujourd’hui, nous vous partageons la dernière en date, notre auto-interview réalisée par Tand’un Rêve pour tandunreve.com.

Tand’un Rêve: Alors, commençons par une question facile, pourquoi le Japon?

Bastien: Soyons honnêtes, le Japon ne nous a jamais fait rêver. Après l’annulation du bateau devant nous faire traverser le Pacifique depuis l’Alaska pour Tokyo, nous nous sommes dit, pourquoi pas, on aime découvrir tous les pays pour s’en faire notre propre image.

Alexine: Et c’est une très belle surprise!

Théolou: Ca tombe bien, j’avais besoin d’une nouvelle chaîne Shimano!

TDR: Pas trop dur le dépaysement?

Alexine : Pas trop, on commence à avoir l’habitude d’être dépaysés et perdus tous les jours! C’est justement ce qu’on aime dans notre voyage, d’aller chaque jour vers l’inconnu…

Bastien: J’ai adoré ce pays dès le premier jour! Tout est plus petit qu’aux USA, une échelle beaucoup plus raisonnable. Ici il y a un patrimoine et ils ont envie de le préserver, s’il n’y avait pas l’alphabet Kanji, on s’y installerait facilement.

Théolou: Pas du tout, un coup de sonnette et tout le monde me reconnait!

TDR: J’imagine que les Japonais vous mitraillent de photos?

Théolou: Et bien non! D’ailleurs je suis déçu, je ne suis plus autant une star en ce moment…

Alexine: Les Japonais sont ultra respectueux, jamais ils ne « voleront » une photo.

TDR: Et pour pédaler au Japon, ça donne quoi? Pas trop de grandes routes et des villes énormes?

Théolou: Moi je m’éclate! Plein de petites routes très tranquilles, mais beaucoup de dénivelé.

Alexine: Ca monte ça descend tout le temps, et c’est très raide! Par contre, on traverse des tunnels tous les jours…

Bastien: Moi j’adore, je m’ennuyais un peu sur les 3 seules routes d’Alaska! Ici je passe mon temps à regarder la carte pour trouver le meilleur chemin, je change de vitesse, je freine, le top!

TDR: Comment trouvez-vous les Japonais?

Bastien: GENIAUX!! C’est le premier pays où nous sommes accueillis comme ça… Un jour=un cadeau. Des fruits, des gateaux, invitations à manger, à dormir, et même de l’argent! On a rencontré des gens géniaux partout sur la planète, mais il y a quand même une impression générale qui ressort dans chaque pays…

Alexine: Il y a même une fois où un gars nous a vu depuis son jardin, il a pris sa voiture et est venu nous attendre au sommet de la côte pour nous inviter! Ils se mettent vraiment en 4 pour aider les autres… Beaucoup devraient en prendre de la graine!

Théolou: Moi j’ai adoré les « Japanese fruits », (kakis) qu’on nous a offert le premier jour!

TDR: Et le climat?

Alexine: Pas mal de pluie mais très chaud! Dans les îles c’était vraiment chouette, très beau, très vacances!

Théolou: Un peu humide quand même, Bastien me transpire sur la potence toute la journée!

TDR: Est-ce vrai qu’au Japon, on mange des sushis?

Théolou: Au Japon, on adooooore les sushis!!

Alexine: Ils sont délicieux, frais, pas très chers, la moitié des supermarchés est réservée aux produits frais, génial!

Bastien: Mais pas que, il y a plein de tempuras, beignets de toutes sortes, beaucoup de riz, des noodles, des soupes, on se régale. Encore une fois, c’est aussi le premier pays où l’on mange aussi bien!

TDR: Est-ce que la vie est chère au Japon?

Alexine: Compliqué d’y répondre, sachant qu’on ne va jamais à l’hôtel ni au resto, donc nos seules dépenses sont la nourriture classique du pays, nous nous habituons aux coutumes locales. Le prix en supermarché est le même qu’en France, soit nous dépensons pour deux au Japon, 16€ par jour. Dans un pays moins cher tel que le Pérou, nous étions plutôt à 10€ par jour.

Bastien: En gros, ce qui fait toute la différence dans chaque pays, ce sont les hôtels et restos.

TDR: Sachant que vous n’allez pas à l’hôtel, comment faites-vous pour bivouaquer?

Théolou: Pour eux rien de plus simple, ils m’appuient à un arbre et je surveille la tente toute la nuit!

Bastien: Enfin, plus concrètement, c’est très facile, toilettes, eau (potable) partout, on arrive toujours à trouver un coin plat, même en montagne, et sur la côte, il y a même des douches de plage!

Alexine: Les Japonais sont habitués au camping, donc voir une tente ne les effraie pas, et comme ils sont encore une fois très respectueux, ils ne s’invitent pas à nos bivouacs!

TDR: Comment communiquez-vous avec les Japonais?

Théolou: Aucun problème, je suis le vecteur de communication principal! Les gens me regardent et me détaillent. Et surtout, gràce à mon drapeau, ils savent en un clin d’oeil la date de notre départ et les pays dans lesquels on a voyagé!

Bastien: J’ai aussi trouvé une nouvelle technique, je sors papier, crayon, et on se présente comme ça, on dessine, on note les kilomètres… On a aussi une petite carte du monde sur laquelle on montre notre trajet, c’est super pratique et les échanges peuvent durer des heures!

TDR: Au fait, convertis au Bouddhisme?

Alexine: Pas vraiment, mais c’est vrai qu’on a découvert cette religion gràce aux nombreux temples, et c’est très interessant.

Bastien: Les constructions sont magnifiques, colorées, zen, c’est souvent très paisible.

Théolou: Parfois je reste pendant des heures à contempler Bouddha, j’ai même l’impression qu’il me sourit…

TDR: Préférez-vous les ours ou les serpents?

Alexine, Bastien et Théolou, d’une même voix: Les ours!!!

Alexine: Sur le vélo, des fois je sens que Bastien trace de l’autre côté de la route, ouf, il vient d’éviter un serpent…

Bastien: Je déteste vraiment les serpents. Les ours sont bien plus gros, mais au moins tu les entends ou tu les vois!! L’autre soir, on s’apprêtait à manger, il faisait déja nuit, Alexine veut attraper ses baguettes, elle se lève d’un bond: UN SERPENT!!! Et en effet, un serpent était enroulé à côté d’elle, à moins de 5 cm… On a mis près de 15 minutes à le faire partir d’ici!!!

TDR: Bilan du Japon?

Alexine: Et bien, on arrive pas à trouver de point négatif! On a vraiment un gros coup de coeur pour ce pays, la générosité et la gentillesse des Japonais, la bouffe, les petites routes tranquilles, en montagne, ou sur la côte.

Bastien: On a fait seulement Kyushu (sud du Japon) et les îles, mais on prévoit déja de revenir à la bonne saison pédaler 3 mois du Nord au Sud.

Théolou: Avec moi j’espère?

TDR: J’ai cru comprendre que vous n’étiez pas fans de plage, pourquoi les îles?

Alexine: Car quand la fameuse traversée en bateau (qui devait durer 15 jours et être vraiment reposante, des vacances) a été annulée, je n’ai eu plus qu’une idée en tête: faire un break de vélo et me reposer dans les îles! Sable blanc, eau chaude, le bonheur!

Théolou: Hé ho!!! T’en a marre de moi ou quoi?

Bastien: Et pour moi c’était vraiment une belle surprise, plonger avec juste un masque et voir des centaines de poissons de toutes les couleurs, et même nager avec une tortue, c’était vraiment le top! Les îles Japonaises n’ont vraiment rien à envier à d’autres bien plus connues. En plus, nous n’étions plus dans la haute saison, donc personne, les plages étaient juste pour nous!

TDR: Et comment comptez-vous sortir d’Okinawa? En canoë?

Bastien: Malheureusement non! On devait (et oui encore une fois, pas de chance avec les bateaux!) nous rendre à Taiwan, puis en Chine par bateau, mais la première n’existe plus depuis Septembre, et la deuxième depuis 1 an, mais les infos sont compliquées à trouver!

Théolou: Ils vont encore m’enfermer dans un carton, ou plutôt deux pour l’avion… Je n’aime vraiment pas ça!!!!

Alexine: Et direction l’Asie du Sud-Est, en commençant par le Vietnam!

En bonus, pour les non-abonnés et les autres, allez vite regarder notre dernière vidéo Corée/Japon sur YouTube!

Pour ceux qui préfèrent les photos, celles du Japon vous attendent ici!

Enfin, si vous trouvez qu’on ne donne pas assez de nouvelles sur le blog, notre page Facebook vous donnera encore plus d’actus!

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La Corée du Sud à vélo: On retrouve la chaleur!

SEOUL-BUSAN (COREE DU SUD) : 02/10/16 au 20/10/16

A quoi ça ressemble la Corée?

Sortez votre carte d’un fond de tiroir, chaussez vos lunettes et cherchez tout à votre droite, (ou par la gauche, la Terre est ronde) un semblant de péninsule, coincée entre Russie et Chine, une partie Nord, une partie Sud, et une frontière sans cesse en mouvement. Le Nord, ami avec les Chinois, et le Sud se trouve des potes aux Etats-Unis. Ajoutez-y 90% de montagnes, environ 3000km de côtes et un port tous les 2 km (sur la côte Est).

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Bivouac au sec!

Côté maison, il n’y a pas vraiment d’architecture type, mais les Coréens misent tout sur le toit, pentes, contre-pentes, sur-pentes, sous-pentes, et de toutes les couleurs, il y en a pour tous les goûts.

La tension avec le Nord se ressent à chaque virage. Les militaires sont omniprésents, à pied, en bateau, en avion, derrière les barbelés qui rendent des kilomètres de plages inaccessibles, ou encore au sommet de chaque montagne scrutant l’horizon.

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La côte est protégée

Côté route, on réapprend à lire une carte, c’est vrai qu’après l’Alaska et ses 3 routes, on avait un peu perdu la main. Un croisement tous les 20 mètres, des virages dans tous les sens, des ponts, des tunnels, des pentes à 18% et une multitude de panneaux avec plein d’indications qu’on ne comprend pas.

Le Coréen est petit, sportif, ne sort jamais à découvert, une casquette à grande visière, des gants, un tour de cou coincé entre les lunettes de soleil et la casquette, et surtout un téléphone greffé dans la main. Les Coréens sont plutôt timides, mais un sourire suffit à engager la conversation. Nos 5 mots de vocabulaire ne permettent pas d’y comprendre grand chose mais au moins tout le monde rigole.

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Bu Chung, encore une discussion à laquelle on a rien compris!

Et nous, qu’est qu’on fait ici?

Arrivés à Séoul après 3 tentatives d’atterrissage et 4 heures de retard, nous nous installons dans une Guest House pour quelques jours, le temps de remonter le tandem, visiter la ville, et d’apprendre à faire cuire des Noodles.

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Notre première découverte du bouddhisme

La Corée du Sud est quadrillée de pistes cyclables qui longent rivières ou côtes. Traverser Séoul est un jeu d’enfant, les pistes sont bordées d’aire de repos, toilettes, abris qui ressemblent aux temples Bouddhistes, mini-parcours de santé, de quoi se sentir en pleine forme toute la journée!

Nous pédalons les 2 premiers jours sur une piste cyclable, super agréable pour le côté calme, facile, mais on se sent un peu coupés du monde. Nous ne voyons pas la vie locale, nous ne traversons pas vraiment les villages, à part les nombreux cyclistes sportifs que l’on croise, nous sommes en dehors du rythme Coréen.

Nous décidons de remédier à ça en longeant la frontière Nord-Coréenne et en traversant les montagnes par les nombreuses petites routes de campagne. Mais nous avions oublié que le vélo c’est physique, les côtes à 18% et le froid des montagnes ont eu très rapidement raison de nous et notre mental. Nous qui voulions simplement oublier les long kilomètres passés dans le froid, la pluie, et la neige en Amérique du Nord….

Nous avons cependant eu le temps de découvrir ce qui donne vie au pays: de minuscules parcelles de jardin cultivées partout. Que ce soit en pleine ville, dans les villages, sur un coin de trottoir, les maraîchers y font pousser piment, riz, sésame, et chou chinois, euh non Coréen! En Novembre, tout le pays s’active dans la fabrication du Kimchi, mélange de chou fermenté et de piment.

Nous trouvons finalement notre équilibre sur la côte Est. Nous pensions y rester seulement 2 jours, n’étant pas fanatiques de la plage-baignade-bronzette mais la côte hors saison, la douceur du climat et l’ambiance authentique des ports de pêche nous ont conquis. Pendant 600 kilomètres, nous avons suivi la voie cyclable, alternant entre petites routes surplombant d’innombrables criques, villages de pêcheurs où sont étendus une multitude de poulpes prêt à sécher, et baignades entre sable et rochers. Même avec les nombreux villages, le camping y est très facile, nous installons notre tente le long des plages, devant un musée, une bibliothèque…

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En train de sécher

Nous quittons la Corée par le plus gros port industriel du pays: Busan. 3 jours de pollution, bruit et camions pour y parvenir, camping sauvage pas si sauvage que ça dans des bâtiments désaffectés en pleine ville… Nous avons l’impression de nous retrouver dans un aéroport international, sauf qu’ici, ce sont des paquebots, cargos, porte-containers et quelques chalutiers qui transitent dans cette immense baie entre Chine, Japon, Taïwan… L’activité y est incessante, une bonne soixantaine de grues travaillent jour et nuit, une voie d’accès y est construite au dessus de la mer, nous sommes sur la plaque tournante des échanges mondiaux.

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La Corée et la folie des couleurs!

Pas de container pour nous, mais une bonne nuit de samouraï sur un tatami à bord d’un ferry direction Fukuoka, au Japon.

En résumé, la Corée c’est très simple pour voyager, facile pour trouver de l’eau, de la nourriture, pour camper et les gens sont agréables. Rien d’exceptionnel comparé à certains paysages Boliviens, mais parfois, ça fait vraiment du bien de voyager facilement…

Découvrez toutes les photos de la Corée Ici

 

L’Alaska à vélo: Au cœur de l’Alaska et ses couleurs d’Automne

Fairbanks (Alaska)-Juneau (Alaska) : 25/08/16 au 30/09/16

Fairbanks, deuxième plus grande ville d’Alaska. Comme d’habitude, nous ne voulons pas payer pour dormir, mais en ville, c’est toujours plus compliqué. Ne sachant pas vraiment où aller, nous suivons le mouvement des camping-car pour nous retrouver sur le parking du Walmart (le Leclerc des USA, ouvert 24h/24). Installés dans un parterre de fleurs, nous entendons tout, les camions sont déchargés toute la nuit, le personnel prend sa pause à moins de 10 mètres de notre tente… Au matin, un couple d’Américains en camping-car de luxe a pitié de nous et nous offre un ptit déj à la Française! 4 jours de vélo depuis Fairbanks nous emmèneront au Magic Bus…

Magic Bus

Au détour de l’un des rares villages situés sur notre route, nous apercevons un bus vert et blanc… Nos cerveaux s’emballent, mais attends, ce ne serait pas le bus d’Into the Wild? Et bien si! Enfin pas vraiment, celui-ci est la réplique utilisée pour le film. L’original est resté à sa place, à 40km de la route principale, au bout de la Piste Stampede. C’est ici que Chris McCandless, alias Alex Supertramp a réalisé son triste rêve et a perdu la vie… Moment intense.

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Magic Bus

 

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Dernier mot de Chris McCandless

 

Déjà l’Automne dans le Grand Nord

Nous partons sur la Denali Highway, route en gravel traversant l’Alaska, entourée de montagnes. Nous nous retournons sans cesse pour observer le majestueux Mont Denali, autrefois appelé Mont McKinley. Ca vous dit quelque chose? S’élevant à plus de 6100 mètres, c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord, impressionnant…

Le soleil sera au rendez-vous pendant une semaine, incroyable! Les nuits sont froides (-5°C), mais claires, nous assistons à de somptueuses Aurores Boréales. Cette fois-ci, elles sont très vives, colorées, vert, rouge, violet, en mouvement, bref, tout simplement magique… Lassés de sortir de la tente toutes les demi-heures au son du réveil, nous préférons dormir à la belle… Aurore! Avec la tente installée à proximité, la pluie n’est jamais très loin ici! En plein jour, nous profitons d’un autre spectacle, celui des couleurs d’Automne, qui pointent déjà le bout de leurs feuilles début Septembre! Les arbres rouges, les buissons oranges, les herbes jaunes ne sont ni un mythe ni un cliché dans le Grand Nord, époustouflant…

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Fall colors

 

A la sortie de la Denali Highway, ça se gâte… Pas seulement le temps, mais Théolou est vraiment à bout. Tous les jours il fait des siennes: un rayon, une chaîne, un plateau, un pneu… Les 1000 derniers kilomètres seront de trop, pénibles. Bastien n’en peut plus, la conduite devient difficile, la pluie, le froid rendent les journées harassantes. Nous ne récupérons pas des nuits à avoir observé les Aurores Boréales, le vent de face s’en prend même à notre moral. Les dernières soirées se déroulent dans une monotonie éreintante. Ramassage du bois pour faire un feu, nous n’avons quasiment plus de forces pour prendre notre douche dans les rivières glacées, on avale en silence 2 nouilles chinoises, et on s’endort aussitôt. Nous sommes vraiment épuisés…

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Bivouac ordinaire en Alaska

 

Retour à la maison!

Enfin, nous atteignons Juneau! Rappelez-vous, nous y avions passé 2 semaines en Juillet. Pour nous, y revenir c’est comme rentrer à la maison. On se repose, on travaille, on prend une douche chaude tous les jours… Et ce, grâce à nos amis qui nous hébergent.

Nous occuperons notre temps entre jardinage et préparation de notre première conférence donnée aux classes de Français du lycée de Juneau. Nous sommes intervenus dans deux classes différentes, quelle expérience enrichissante pour nous que de découvrir l’intérêt que portent ces jeunes pour le Français et notre voyage.

Nous aimons beaucoup cet endroit mais nous n’avons pas prévu d’y rester pour autant, les USA ne veulent plus de nous, et il faut dire que nous avons envie de changer d’air…

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Il n’y a pas d’élans en Asie?

 

La croisière prend l’eau!

Depuis le début du voyage, nous cherchions à traverser l’Atlantique ou le Pacifique en bateau. Une fois de plus, nous avons fouiné et cette fois trouvé LE paquebot qui rendait notre rêve possible. Il passait pas Juneau et se rendait tout droit au Japon. Incroyable! Nous avons réservé, bien indiqué que le tandem était de la partie, pas de problème! Il y a 3 semaines, alors que nous rêvions de nous prélasser sur le bateau, et surtout, de ne pas prendre l’avion, on nous dit que Théolou n’est plus accepté à bord!! Amusant quand on sait qu’on a navigué pendant près de 15 jours sur la Yukon River avec le tandem dans notre canoë…

Bref, après quelques jours de déception, de gentils mails à l’agence de voyage, et de réflexion, nous nous envolons demain pour… la Corée du Sud! Inattendu, mais ce pays est rempli de pistes cyclables, complètement différent du reste du continent Asiatique, et devrait nous apporter un peu de chaleur…

Mais avant de partir pour l’Asie, nous vous laissons notre dernière vidéo, qui retrace notre périple en Amérique du Nord: Tand’un Rêve: Etats-Unis & Canada

L’Alaska à vélo: Au Pays des Rêves…

Dawson City (Canada)-Fairbanks (Alaska) : 10/08/16 au 25/08/16

Le voyage, la découverte, ça nous apprend des choses… Quoi? Nous ne savons pas, et puis ce n’est pas le moment d’y réfléchir, nous n’en avons pas l’envie, on compte les bouses à la fin de la foire, y paraît…

Ce que nous avons compris, c’est que c’est à nous d’écrire notre vie. Pas d’a priori, pas de honte, pas de crainte, plus de barrière, tout est possible si on s’en donne les moyens… Donc profitons-en!

Nous, nous revenons d’une aventure de 15 jours au Pays des Rêves… Ca vous intéresse? Munissez-vous juste d’une boite d’allumettes et d’une hache!

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En pleine réflexion…

 

Dawson City, le pays de l’or ou des trésors cachés!

Déjà 3 jours que nous scrutons, observons, fouinons, questionnons à la recherche de notre trésor. Nous finirons par le dégoter avec l’aide de Colm (un gars qui ne parle pas beaucoup, mais le peu qu’il dit, c’est pas des conneries!). Nous le trouvons enfin entre les herbes, sur le dos, il n’attire pas vraiment l’attention mais bon, il devrait faire l’affaire…

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Bon, on va prendre le jaune!

 

Nous, on s’affaire (oui, 2 fois mais on fait ce qu’on veut!)! Nous le retournons, lui passons un coup de gant pour lui redonner la couleur de ses 20 ans (nous ne pourrons pas faire mieux que 20). Un petit bout de corde à l’avant pour l’amarrer, la même à l’arrière, on ne sait jamais! Une éponge, un vieux bidon pour écoper, nous voilà fin prêts pour essayer notre canoë!

Nous chargeons tout: 4 grosses sacoches, la remorque, Théolou, en se contorsionnant, nous arrivons même à monter tous les 2 dedans! Colm nous lâche un léger sourire… essai validé, ya plus qu’à payer!

Le grand départ

Après une bonne nuit de sommeil, sous la tente, sous la pluie à éponger le matelas, nous voilà fin prêts pour descendre une partie de la Yukon River. Environ 450km qui devrait nous prendre une dizaine de jours et nous faire passer une frontière, celle de l’Alaska.

Les premiers coups de pagaie se font tout en douceur, nous testons stabilité et maniabilité de notre canoë et ses 300kg de chargement, nous attrapons la canne à pêche en pagayant, tout est bon! Nous glissons vers l’immensité de l’Alaska, de ses forêts aux mille couleurs, sa toundra impénétrable (et pour cause on a essayé), de cette nature incontrôlable, de cette vie sauvage qui nous met la boule au ventre quand nous posons un pied à terre…

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Oh hisse!

 

Le Canoë c’est génial!

C’est génial car nous pouvons trimballer une bonne dose de confort supplémentaire avec nous (Théolou lui, n’accepte pas les kilos de confort superflus). A savoir:

– une bâche supplémentaire de 6mX5 pour se mettre à l’abri

– une hache pour se faire un feu de trappeur en toute circonstance

– une grille avec pied pour faire chauffer 2 casseroles à la fois

– une canne à pêche pour s’occuper (pour manger, nous faisons comme tout le monde, supermarché!)

– des kilos de fruits et légumes et boites de conserves

– une dizaine de litres d’eau potable filtrée que nous stockons constamment avec nous

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Bon OK, on est un peu chargés…

 

Notre rythme en canoë est différent, nous réapprenons le voyage… Le temps pour monter et lever le bivouac est plus long, les journées défilent lentement, au rythme des coups de pagaie. Nous nous laissons surprendre à observer pendant des heures les nuages qui d’un côté, forment des strates régulières, tandis que de l’autre, les cumulonimbus se chargent, s’assombrissent pour finir par se déverser sur les sommets environnants. Le soir, quand nous avons la chance d’apercevoir le soleil, il illumine de mille couleurs tout ce qui est sur notre passage. La toundra deviendrait presque clémente et accessible… Se laissant porter par le crépitement du feu, nous avons l’impression de voyager au côté d’Alice. Quel pays merveilleux…

Les cabanes des bois

A notre grande surprise, nous apprenons que la rivière est jalonnée de 4 ou 5 cabanes de trappeurs. On nous donne minutieusement les points GPS. Merci, mais nous, on se dirige uniquement à la carte papier 1/400 000 et à l’instinct!! Bastien (qui a sans doute construit des cabanes dans tous les bois de St-Césaire!) met un point d’honneur à les retrouver toutes, une à une.

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Un vrai Paradis…

 

Certaines sont compliquées à débusquer, mais quand il se met dans la peau d’un trappeur des années 1950, il revient toujours avec quelques trous en plus sur son pantalon, des griffures plein les bras, des boutons de moustiques plein le visage (il avait qu’à prendre le temps de mettre la moustiquaire) mais jamais bredouille.

C’est comme ça que nous passons 5 nuits dans l’odeur entêtante du bois de Spruce et la poussière dense mais toute relative, face à la chaleur rustique que nous apporte ces cabanes de bois massif. Ces camps de base nous permettent de découvrir plus profondément la vie sauvage environnante. Nous verrons un élan et son petit, des aigles survolant la rivière, des canards chassés par des ragondins, un hibou, des centaines d’écureuils, des traces de puma… Un soir, alors que Bastien répare le canoë à coup de chambre à air et de boite de conserve (et oui, on ne l’a pas payé bien cher!), nous surprenons un ours en pleine séance de natation, 400m de traversée dans le courant de la Yukon River… Pas mal!

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What, tu veux ma photo?!

 

Avec la lune se lèvent…

Après 8 jours passés sur la rivière, il serait peut-être temps de lever les yeux! Depuis une quinzaine de jours, nous avons enfin le droit, entre minuit et 3h du mat’, à un peu de nuit noire.

Entre 2 coups de pagaie, dans un silence de début d’après-midi, Alexine dit:

« Aurore, c’est pas le lever du jour? »

« Boréal, ça veut dire Nord, non? » Silence…

A partir de ce moment-là, nous décidons de nous lever toutes les nuits vers 00h30. La première nuit, rien, la deuxième, un peu trop nuageux, nous retournons, (ou restons!) au Pays des Rêves.

La troisième nuit, le temps paraît clair, on s’équipe, une doudoune, une bombe anti-moustiques. Nous marchons un peu pour se mettre dans un endroit dégagé, mais voilà qu’Alexine est déjà envoutée par le ciel. Bastien n’y croit pas: « Tu déconnes, c’est un nuage! ».

Pendant près de 30 minutes, nous avons droit à un balai extraordinaire. Une parabole se dessine, on pourrait la confondre avec un simple nuage, mais voila qu’elle devient luminescente, l’intensité varie au fur et à mesure de sa progression dans le ciel, elle se déplace afin d’embellir une partie de la nuit noire au dessus de nos têtes. Nous fixons ce voile qui se déplace. Ce pourrait juste être la lumière Tungstene d’un néon, mais non, nous sommes bel et bien en train d’admirer notre première Aurore Boréale.

La couleur et l’intensité n’était certes pas celle que l’on a tous en tête, mais nous pouvons vous assurer que ce phénomène naturel vous apporte quand même son lot de frissons…

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Encore un Bivouac inoubliable…

 

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Et non, pas de photo de l’Aurore Boréale…

 

Incroyable mais vrai!

Déjà 12 jours, il est temps pour nous de remettre pied à terre à Circle, village d’une centaine d’habitants, été comme hiver (quoique l’été, nous ne sommes pas bien sûrs qu’ils en aient!). Dernière étape, revendre le canoë. Ca s’annonce compliqué, bien que nous ayons pris contact avec plusieurs agences de location susceptibles de le racheter, mais ici pas de téléphone et encore moins Internet. Bon, tant pis, on verra ça plus tard, en tous cas nous allons essayer de se ravitailler dans le boui-boui qui sert d’épicerie, de bar, de magasin de bricolage, en gros le dépanneur.

Le rêve continue, en moins de 2 minutes, la propriétaire nous tend 2 billets, sans même l’avoir vu « Je viens de prendre une décision, amenez-le derrière quand vous voulez! »! Bon OK nous avons de la chance, mais y parait que la chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule (c’est pas de nous mais on aurait bien aimé l’écrire!).

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L’aventure se termine à Circle City…

 

Il est temps pour nous de continuer avec Théolou, un léger pincement au cœur (pourtant nous ne sommes pas vraiment matérialistes!), pour reprendre la route, celle qui des fois nous fait pleurer de joie, hurler de colère, rire aux éclats, tomber, transpirer de peur, celle qui nous fait vivre depuis quasiment 1 an et demi…

Nous sommes maintenant à Fairbanks, direction Juneau, oui, oui, retour à Juneau…

Le Canada à vélo: En route vers le Grand Nord et le Cercle Arctique…

Skagway (Alaska)- Dawson City (Canada) : 17/07/16 au 09/08/16

Skagway, là où commence la Ruée vers l’Or

Les portes du ferry se lèvent devant nous, nous avons l’impression d’entrer dans un livre d’histoire. Ici-même ont débarqué en 1897 plus de 30 000 hommes à la recherche de ce métal devenu si précieux. Dans les rues de Skagway, on imagine et ressent encore l’effervescence qu’il devait y avoir: attelage de chiens de traineaux, préparation des vivres et du matériel de bivouac et de tous les indispensables pour les expéditions du Grand Nord. Aujourd’hui, l’activité y est plus touristique, mais laisse tout de même une bonne odeur d’iode, de poissons séchés et de bières fraiches… A découvrir…

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Skagway

 

Klondike Highway, route mytique

Nous laissons derrière nous tout ce raffut pour nous élancer en direction du Yukon par un grand col rendu historique, le White Pass bordé à notre gauche du Chilkoot trail, et à notre droite de la voie ferrée parcourue à partir de 1900 par des locomotives à vapeur devancées de chasse-neige ferroviaires. Des gens y ont laissé leur peau, nous ce sera juste de la sueur…

Le col nous ouvre la vue sur de grands plateaux désertiques, rivières, cascades, lacs, percés dans des décors de roches glacières et éboulis instables. Cette immensité ne demande qu’à être découverte en hiver, ski au pied…

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L’Or est partout ici!

 

4 jours de vélo et nous entrons à Whitehorse, seule grande ville du Yukon, (environ 20 000 habitants). C’est pour nous un bon point de ravitaillement, comme elle a dû l’être pour de milliers d’hommes, nous cherchons du Wifi alors que d’autres espéraient uniquement trouver des vivres.

Nous quittons cette ville avec des sensations étranges, mélange d’excitation et de stress devant ces 1300km qui nous séparent du Cercle Arctique…

Quand l’être humain réapprend de l’animal

En une journée, la température chute de 15°C, nous sommes bien dans les territoires du Grand Nord. La pluie s’installe pour ne plus nous quitter pendant 6 Jours, pas la moindre accalmie, ne serait-ce que pour faire sécher une chaussette… Nous arrivons tout de même à allumer des feux, grâce à la sève contenue dans les branches de conifère. Nous en sommes maintenant convaincus, le cuir animal est bien plus étanche que nos Gore-Tex!

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Enfin la civilisation!

 

Nous sortons des forêts à l’approche de Dawson City, recouverts d’une bonne couche de boue, les pieds complètement détrempés, l’odeur de la fumée refroidie sur nos vêtements ne nous quitte plus… L’être humain a bel et bien perdu une bonne partie de ses capacités à s’adapter à la nature… Cette ville nous apporte un peu de chaleur, de nourriture et de confort le temps d’une journée, avant l’ultime départ pour la Dempster Highway, le Cercle Arctique et Inuvik et ses Inuits…

Dempster Highway

En 1958, le Gouvernement Canadien prend la décision de construire cette route de 750km dans le désert Arctique pour rallier Inuvik et surtout les différents gisements de pétrole qui se trouvent dans cette région. Abandonnée en 1961 après seulement 120km construits, les travaux reprennent en 1968 en réponse au Gouvernement Américain qui décide de construire une route parallèle en Alaska. L’enjeu est énorme, les 2 pays y placent beaucoup d’argent et d’énergie. La route est officiellement ouverte le 18 Août 1979. En plein hiver, une extension de cette route se poursuit jusqu’à Tuktoyaktuk sur plus de 250 km sur les eaux gelées de la Mackenzie River.

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Dempster Highway

 

Quelques chiffres

1 Puma                                                                                                                                       8 jours de vélo

1 seul Point Relais Assistance                                                                                 10 heures de voiture

1 pneu éventré                                                             15aine de pierres envoyées par des voitures

2 mètres, hauteur constante de la route                                18 paquets de Nouilles Chinoises

2 ferrys traversiers                                                                                                   27 litres d’eau filtrés

3 kg d’avoine                                                                                                          30 ml d’huile de chaîne

4 crevaisons                                                                                                                       744 km de Gravel

6 km de goudron                                                                                                      10 000… moustiques!

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On se réchauffe

 

Extraits du Carnet de route quotidien d’Alexine

Jeudi 28 Juillet: 90km et 6h23 de vélo

C’est parti pour la Dempster Highway, sous un soleil magnifique, ça roule très bien sur ce Gravel. C’est magnifique, on se met à l’abri pendant la pluie, on aura évité un maximum de pluie. On monte le col, ça devient vraiment impressionnant, surprenant, inattendu… Les montagnes prennent des couleurs splendides, avec le soleil du soir, on se régale!

Vendredi 29 Juillet: 113km et 7h13 de vélo

Encore une belle journée, pas de pluie, trop cool! C’était très beau, plutôt ce matin. Montée du Windy Pass, effectivement, il y a du vent! On roule beaucoup aujourd’hui, un peu rincés ce soir. Encore une douche dans la rivière, on sort les moustiquaires de tête…

Samedi 30 Juillet: 88km et 6h05 de vélo

Quasiment pas de pluie de la journée, épatant! Fort vent, heureusement il est plutôt de dos. On trace jusqu’au dernier point d’eau, pour midi, douche, lunch, mais on commence déjà à rationner la nourriture. On prend de l’eau pour 140 bornes, on repart très chargés, et en plus en montée. On est à 90km de Eagle Plains, donc de notre carton de bouffe, youpi!

Dimanche 31 Juillet: 96km et 5h52 de vélo

Pluie à midi et dans l’après-midi, le pneu arrière qui explose, MacGyver le scotche, on espère pouvoir aller jusqu’à Inuvik, mais pour l’instant c’est pas gagné… On arrive à Eagle Plains, on récupère notre carton de bouffe. Et en même temps, les chauffeurs Argentins d’un bus d’Allemands nous offrent un kilo de saucisses, trop cool!

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Mécano système D

 

Lundi 1er Août: 84km et 6h17 de vélo

On a passé le Cercle Arctique, rien de plus, rien de moins, mais dans la tête c’est quand même impressionnant… Encore du vent, ça roule mal car le Gravel est humide, on aperçoit des traces d’ours en fin de journée, nous attaquons une longue montée de 20km, seulement pour aller au point d’eau. Il est temps de le trouver, c’est dur…

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Artic Circle!

 

Mardi 2 Août: 94km et 7h18 de vélo et 20 000km!!!

Youhou, 20 000km, le jour de l’anniversaire de Maman, on s’en souviendra!!! On traverse les montagnes Richardson pour arriver dans le Territoire du Nord-ouest, sous la pluie. En plus de la pluie, beaucoup de vent, je ne suis pas rassurée… On arrive au Territorial Park, le gérant Inuit nous voit en vélo, et nous offre une douche chaude dans sa cabane, le bonheur!

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Youpi!!

 

Mercredi 3 Août: 105km et 6h55 de vélo

Quasi 7h de vélo, grosse journée. On a dormi dans une cabane abandonnée, Bastien a dévissé la porte et revissé ce matin, il pleuvait beaucoup et très venteux. On trace à Fort McPherson, un gars nous fait venir chez lui, il nous laisse dans son salon pendant 15 minutes et revient avec un vieux vélo. On récupère le pneu pourri, plus pour lui faire plaisir qu’autre chose! Ca caille, on pédale jusqu’à 21h, 2 crevaisons cet après-midi… Plus que 94km pour Inuvik!

Jeudi 4 Août: 98km et 7h40 de vélo

INUVIK!!! Dure dure journée, il a plu toute la nuit, la route est complètement détrempée, on avance très très lentement et on dépense beaucoup d’énergie. Ca caille toujours, pause ultra-rapide à midi, on veut arriver à Inuvik ce soir. On arrive vers 19h, trop contents, sous la pluie. Camping et douche chaude, on verra demain pour le reste!!

De nouveau l’Alaska mais cette fois-ci par la rivière!

Nous sommes de retour à Dawson City, encore un haut-lieu de la Gold Rush, grâce à Kurt qui nous a pris en stop, nous ne voulions vraiment pas rouler la Dempster Highway une 2ème fois. Demain, nous partons avec le canoé que nous venons d’acheter, sur la Yukon River, pour 450km de vie sauvage, pour rejoindre de nouveau l’Alaska. Théolou sera bien évidemment de la partie, bien sanglé sur le canoé. CANOE A VENDRE DANS 10 JOURS!!!

L’Alaska à vélo: Fjords, Baleines et Pastis!

Prince Rupert (British-Columbia, Canada)-Skagway (Alaska): 05/07/16 au 16/07/16

A la recherche d’un bateau pour l’Alaska

Prince Rupert, 10 jours non-stop pour y arriver, et forcément une ultime montée à plus de 12% mais qui sent bon l’iode marin. Théolou craque, les ventres grognent, plus que 20 mètres et la vue se découvre sur l’Océan, et pas des moindres, le Pacifique. A la vue de cet horizon, notre soif de liberté et la liberté tout court devient très proche. Dans nos plus beaux rêves, nous pourrions y apercevoir un autre continent… Mais pour l’instant, il nous rappelle des souvenirs: nous nous revoyons 1 an plus tôt à la sortie des forêts tropicales en Equateur.

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Superbe coucher de soleil

 

Mais cette fois-ci, nos sens sont bien plus aiguisés, cela nous permet sûrement de tout oser et même d’aller à la rencontre des plaisanciers, pêcheurs, chef de la Capitainerie, pour dégoter un voilier qui pourrait nous emmener vers le Nord en Alaska. Mais pas de chance pour nous, sur l’un Théolou est trop grand, les autres ne partent pas dans la bonne direction, ou encore au dernier moment, alors que la nuit est prévue dans le bateau, il tombe malheureusement en panne, obligé de démonter ce qui devait être notre lit…

Comme nous ne sommes pas vraiment patients, nous ne cherchons pas plus d’une journée, donc direction le terminal, et avec un passeport et une carte bleue, nous embarquons comme tous les autres voyageurs le lendemain matin à bord d’un ferry. Encore un moment de panique, quand à la frontière, on nous dit qu’il n’est pas possible de retourner une 2ème fois aux USA… Heureusement, tout s’arrange en moins de 5 minutes.

Ferryque traversée!

Nous mettons le tandem dans la cale, avec le frein de parking, puis nous prenons les meilleures places sur le pont pour les 28h de naviguation qui nous attendent. Le paysage est à couper le souffle, fjords, montagnes, glaciers… L’ambiance conviviale des bateaux est encore une fois présente, nous discutons aux quatres coins en scrutant l’horizon… Bastien installe matelas et duvet sur le pont, là où la vue semble la plus panoramique, tandis qu’Alexine en profite pour travailler son Anglais devant un film dans la salle télé.

Vers 3 heures du matin, alors que Bastien lutte pour garder les yeux ouverts et ne rien louper, le bateau s’arrête dans un port et il y aperçoit une dizaine de lions de mer accrochés aux bouées, en train de se chamailler comme des enfants (et oui, il n’y a que 4h de nuit en ce moment!).

Et le clou de cette traversée, c’est sûrement dans la matinée, là où le fjord laisse place à l’Océan, quand une baleine s’invite à moins de 500 mètres du bateau, puis 2, puis 3, en 5 minutes, nous nous retrouvons au milieu d’une immense représentation de baleines, certaines nous feront même l’honneur de jaillir entièrement hors de l’eau…

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Voici une baleine!

 

Tand’un Rêve Lanscaping en Alaska!

Première escale: Juneau, où nous devons passer 2 jours pour explorer sac au dos, les reliefs environnant. Nous installons notre camp de base chez Anjela et Quigley, des amis rencontrés au Nouveau-Mexique. Mais comme notre voyage est toujours fait d’imprévus, en moins de 2 jours, Tand’un Rêve Lanscaping reprend du service.

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Bastien en plein travail

 

Nous nous retrouvons chez Greg et Tam. Alexine nettoie parterre de fleurs et replante des arbustes, Bastien met en place des allées qui donnent accès à la forêt. Greg, éternel passionné de France, nous remémore l’histoire de France dans un Français bien meilleur que le notre, tandis que Tam nous refait vivre l’étape du Tour de France tous les matins. Nous en profiterons pour regarder une étape avec eux, mais ici, il faut se lever tôt, le direct est entre 2 heures et 7 heures du matin. Nous ne pouvions pas mieux tomber, leur maison se trouve en plein coeur d’une forêt où la végétation est luxuriante… Nous entendons de temps en temps Brassens au beau milieu de cette forêt enchantée pendant que Tam prépare une délicieuse pizza maison…

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Greg et Tam

 

En plus, comble de la chance (ou du destin!), nous avons aussi trouvé la seule maison de Juneau (peut-être même d’Alaska) qui a du Pastis dans le bar!

Direction Skagway et la Klondike Road

Nous serions volontiers restés plus longtemps à vagabonder entre ces 2 maisons où nous nous sentions comme chez nous, si l’été n’était pas aussi court dans ces territoires nordiques. Pour quitter Juneau, seule solution, prendre un bateau, en 3 heures, nous aurons rallié le prochain port, bien trop rapide à notre goût, nous aurions préféré pagayer dans ces eaux merveilleuses, afin d’être au plus près de l’Océan. Voici Skagway, haut lieu de la mytique Ruée vers l’Or, si bien décrite par Jack London et surtout Buck… La suite au prochain épisode…

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Mountain Goat, chèvres sauvages

 

P.S: Comme nous avions du temps à tuer sur le bateau, nous avons joué le jeu et répondu aux questions d’Euro Vélo Gex, pour l’interview c’est par ici: https://eurovelogex.wordpress.com/2016/06/30/itw-grimace-alexine-conti-bastien-chenereau/

Le Canada à vélo: Beautiful British-Columbia

Prince George (British-Columbia, Canada)- Prince Rupert (British-Columbia, Canada): 23/06/16 au 05/07/16

Les coulisses du blog

Vous avez sans doute lu notre dernier article. Vous êtes sûrement tous abonnés (Facebook, blog…). Non?! Pas encore?! Dépêchez-vous pour être sûr de ne rien louper, c’est facile, juste un clic, et vous avez directement toutes les news!

Pour une fois, nous vous invitons à nous rejoindre derrière l’écran, traverser l’Atlantique pour découvrir comment on rédige notre blog…

En Amérique du Nord, nous visons un « Visitor Center » (Office de tourisme) et c’est parti.

Prince George, Visitor Center, 10h:

Nous nous installons dans le couloir, à côté des prises, et on déballe tout. Alexine réécrit nos brouillons rédigés sur des feuilles qui ne sont plus blanches depuis longtemps, à la vitesse d’une secrétaire (ouf, elle n’a pas perdu tous ses réflexes!). Le problème, c’est pour les photos, jamais dans le bon sens, jamais la bonne taille, la connexion qui coupe…

Pendant ce temps, Bastien nettoie le vélo, recoud, check tout notre matos. 14h, c’est autant le bordel dedans que dehors! Heureusement, ils sont super « friendly » ici! Alexine est comme absorbée par l’écran, elle ne décroche plus, mail, statistiques Facebook, statistiques Blog, courbes, tableaux… heureusement nous n’avons pas Excel!

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Check-up du tandem

Quant à Bastien, il retourne toutes les cartes du Visitor Center, sort faire un tour, revient, repart, court, prend une photo, en gros, ça le gonfle! Cette affaire continue sur le trottoir, bien après la fermeture de l’office, et oui, le Wifi fonctionne aussi dehors!

Bon, en tous cas, vous avez de nos nouvelles, mais pour nous la journée n’est pas finie!

Il est déjà environ 20h, nous repartons mais avons un peu sous-estimé l’étendue de cette ville. 2 heures après, nous nous faisons encore frôler par les camions. Nous finirons par poser la tente en contrebas d’une double-voie et parmi des débris de voiture… Une biche viendra quand même s’inviter à notre bivouac de fortune. Au Canada, il y a même de la vie sauvage dans le zones industrielles!

Plus que 750km pour Prince Rupert

La Yellowhead Road qui nous emmène à Prince Rupert et au Pacifique nous réserve encore une fois son lot d’anecdotes:

  • Nous nous sommes arrêtés dans la première Casa de Ciclistas Nord-Américaine au beau milieu d’un Mobilhome Park. La douche nous a rappelé notre camping-car!
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Welcome Cyclists!

  •  Nous avons cassé le Corps de Roue Libre tout neuf après seulement 15 jours

 

  • Nous avons failli travailler dans une Nursery, rassurez-vous ce n’est pas du boulot d’infirmière, ça ressemble plus à de la plantation de sapins

 

  • Nous avons assisté aux répétitions de Cheryl pour un festival de musique

 

  • Nous avons failli être bénévoles dans ce même festival, si Alexine n’avait pas eu envie de pédaler…

 

  • Nous avons croisé le regard de plusieurs ours, dont certains se sont laissés prendre en photo
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Black bear

  • Nous avons roulé avec un couple de Coréens en tandem et une Québequoise, autant vous dire qu’au bivouac on a l’impression d’être à l’autre bout du monde
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L’équipe de choc!

  •  Nous nous sommes fait inviter dans une propriété de 300 hectares par Karen et Martin qui composent leur vie entre accueil de luxe dans des lodges 5 étoiles et accueil de Woofers avec qui ils partagent des saumons péchés sur leur terrain

 

  •  Nous avons rencontré Amy et ses 2 enfants sur une aire de repos, elle nous a donné les clés de sa maison car elle partait en vacances… « Pas de problème, faîtes comme chez vous, pensez juste à mettre les clés sous le paillasson en repartant!! »

 

On peut dire que l’hospitalité Canadienne n’est pas un mythe, en tous cas nous on adore! Maintenant direction l’Alaska. Nous sommes vraiment excités de découvrir ce nouveau territoire où nous y entrerons surement en bateau. Mais promis, nous reviendrons au Canada!

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Pour l’Alaska c’est par ici!

P.S: Pour les coulisses de cet article, Bastien l’a écrit dans le ferry en direction de Juneau (pas évident de se concentrer avec toutes ces baleines!), et nous le mettons en ligne ce soir, dans notre appart après une bonne journée de boulot, et oui Tand’un Rêve Landscaping a repris du service pour quelques jour